Philippines - Cebu (2)

J37 - vendredi 15 février 2019 – Moalboal – repos- baignade – visite

Distance parcourue : 22,80 Km - Moyenne : 12,69 Km/h

Dénivelé montant : 88 m - Pente montante Maxi : 3 %

Dénivelé descendant : 88 m - Pente descendante Maxi : 3 %

Altitude départ : 18 m - Altitude arrivée : 18 m - Altitude Maxi : 30 m

Heure de réveil : 8h30 - Heure de départ : 10h30 - Heure d'arrivée : 16h00

https://www.bikemap.net/fr/r/4769421/#/z14/9.9601807,123.381955/google_roadmap

La nuit dans la chambre partagée a finalement été très bonne et je me réveille vers 8h30. C’est encore plus tard que lorsque j’ai ma chambre privée. Le ciel est encore bien couvert mais le soleil perce parfois et il ne pleut pas pour l’instant. Ce temps est donc correct pour aller faire un tour du côté de la mer et je réserve une nuit de plus dans cet hébergement économique et tout à fait convenable.

La partie touristique de Moalboal est à quelques kilomètres de la ville elle-même où je loge. Il y a beaucoup plus de touristes, d’hôtels et de commerce. L’accès à la mer est souvent barré par des hôtels où des propriétés. Il y a quand même un accès pour Panagsama beach. Il y a un tout petit peu de sable et pour le reste ce sont des pierres. Cependant l’intérêt n’est pas dans le sable ici. Les gens viennent pour voir les bancs de sardines mais il y a aussi d’autres poissons en moins grand nombre mais moins ordinaires. Certains groupes louent combinaisons, masques et tubas plus accompagnateurs. Je n’ai pas besoin de tout cela mais il me faut au moins un masque et un tuba.

Je laisse mon vélo contre un mur sur la « plage » et je retourne vers les commerces pour voir si je peux en acheter ou en louer. Il y en a à quelques pas de la plage. La location pour la journée est de 100 Pisos et pour l’achat c’est 1 500 Pisos. La location est donc ce qui me convient et je repars avec mon matériel pour la journée vers la plage. Le magasin propose aussi des tours dont celui des requins baleines à Oslob. Par curiosité je me renseigne sur le prix. Elle me dit 2 500 Pisos pour une personne seule. Je ne sais pas comment ils s’organisent et s’il y a des prix dégressifs en fonction du groupe. Je n’ai pas demandé plus de détail car le départ est le matin à 4 heures. Je crois que c’est tôt le matin aussi à Oslob mais je pense y aller et étudier de plus près cela là-bas. Pour aujourd’hui je vais me contenter de ma petite exploration marine avec masque et tuba.

Je me mets donc à l’eau sans prendre la peine de sortir mon appareil photo Nikon AW120 qui est étanche jusqu’à dix mètres de profondeur. J’aurais dû le prendre car je rencontre rapidement de jolis poissons, dont un assez gros et bien carré, et une tortue. Je crois que pour l’un comme pour l’autre c’est la première fois que j’en vois à côté de moi dans l’eau. Je continue et un peu plus loin il y a de grands bancs de sardines. C’est aussi la première fois que je me retrouve au milieu des sardines et tout cela mérite quand même de faire quelques photos. Je reviens au vélo chercher l’appareil étanche. Heureusement il est dans la seule sacoche que j’ai prise mais je n’ai qu’une batterie et je ne sais pas si elle est bien chargée car j’utilise maintenant le téléphone pour faire les photos. Ce sera aussi la première fois que j’utiliserai l’appareil sous l’eau alors que je l’ai depuis presque cinq ans.

Je teste quelques photos au hasard. Ce n’est pas très évident de bien cadrer mais ça marche. Je retrouve des bancs de sardines et aussi une tortue. La première fois j’en avais vu deux dont une plus grosse. Peu importe c’est déjà pas mal pour un débutant. Pour les autres poissons je suis moins chanceux et je ne vois plus grand-chose et ils sont plus difficiles à prendre en photo car très rapides.

Au total je reste dans l’eau environ deux heures. C’est beaucoup pour moi et, bien qu’elle ne soit pas froide, je ressors tout tremblant (la combinaison aurait peut-être évité cela). Je rends le matériel vers 14h30 et je vais visiter un peu les environs en vélo. Il est encore difficile d’accéder à la mer et je ne cherche pas trop. Une petite pluie m’oblige à me mettre à l’abri mais j’ai encore de la chance car il y a un petit restaurant et il est largement l’heure de déjeuner.

La pluie ne dure pas et je rentre vers la ville pour faire quelques achats et me mettre au repos à l’hôtel.

 

Demain je continue vers le sud en direction de Kawasan falls. Ce sera normalement un tout petit parcours de moins de trente kilomètres mais je ne trouve pas trop d’informations sur les hôtels dans le coin et il faudra peut-être que je dépasse un peu les chutes pour me loger.

J38 - samedi 16 février 2019 - Moalboal - Alegria

Distance parcourue : 54,70 Km - Moyenne : 11,41 Km/h

Dénivelé montant : 1037 m - Pente montante Maxi : 16 %

Dénivelé descendant : 1040 m - Pente descendante Maxi : 14 %

Altitude départ : 18 m - Altitude arrivée : 15 m - Altitude Maxi : 492 m

Heure de réveil : 7h30 - Heure de départ : 9h14 - Heure d'arrivée : 18h05

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J’ai encore bien dormi cette nuit et lorsque je me réveille vers 7h30 les deux anglaises sont déjà parties. Elles ont probablement réservé un tour hier. Il y a encore leurs sacs à dos par terre et des affaires qui trainent un peu partout. Je devais bien dormir à ce moment-là car je n’ai rien entendu.

Je vais me faire un café à l’espace commun et je reviens le boire devant la chambre tout en préparant mes sacoches. Le vélo est juste devant et c’est toujours plus facile et rapide quand c’est ainsi. Pendant que je fais cela j’ai la visite d’un autre pensionnaire solitaire. Il est polonais et voyage aux Philippines depuis novembre. Il est dans un autre dortoir avec seulement cinq lits et il paie 250 Pisos la nuit. Le dortoir ne doit pas être bien différent de celui où je suis mais par contre la terrasse est plus vaste avec une table plus grande qui convient pour cinq personnes. Ce n’est pas vraiment un avantage car il y a un grand espace commun et une petite tonnelle pour s’installer à l’extérieur et à l’abri.

Nous parlons un peu de Cebu et il me dit entre autre que Oslob, c’est l’endroit d’où partent les bateaux pour voir les requins baleines, n’est pas un endroit intéressant. Cela ne me surprend pas vraiment car c’est souvent ainsi dans ces endroits qui n’ont rien de particuliers à voir mais qui sont un passage obligatoire pour le départ d’une visite. Il me donne quand même un renseignement intéressant concernant les hébergements. Il a dormi dans un dortoir à 300 Pisos la nuit. Même si, comme lui, je ne fais pas la visite des requins baleines je peux tout de même y aller pour voir le décor, sentir l’ambiance et décider en fonction de cela.

Je quitte l’hôtel vers 9h15 et je prends la route une demi-heure plus tard après avoir pris le petit déjeuner et fait quelques provisions dans une boulangerie.

Le parcours prévu jusqu’à Alegria fait environ 27 kilomètres visite des chutes de Kawasan comprises. C’est donc très court et je fais un petit crochet par une petite route qui suit le bord de mer. J’arrive à Alegria avant midi et je commence par visiter les deux hôtels qui sont en bord de mer car le troisième sélectionné est sur la route des chutes. C’est celui qui conviendrait le mieux car il est le plus proche de l’agglomération et c’est plus pratique pour manger.

Je vais en premier au « Abesol Beach Resort », la dame qui me reçoit me dit qu’ils n’ont qu’un seul type de chambre et que le prix est de 2 000 Pisos. Ce que je cherche mais elle insiste pour me montrer une chambre. Je ne veux pas la contrarier et je regarde. C’est une belle chambre mais je n’ai besoin que d’un lit et d’une douche. L’autre hôtel « Batong Malunghaw beach resort » est juste à côté. Il a une piscine et un accès à la plage. Il y a un homme qui arrose les plantes. Il connait les prix. Il y a des chambres standards à 800 Pisos et d’autres plus luxueuses à 1 800 Pisos. Celles à 1 800 Pisos ne m’intéressent pas et je demande à voir une chambre à 800. Elle est aussi grande que celle de l’hôtel à coté et elle a aussi la climatisation. La salle de bain est par contre petite et sans lavabo ni miroir. Il n’y a également pas de télé dans la chambre mais cela ne me privera pas car je n’ai pas encore regardé une seule fois la télé à l’hôtel depuis que je suis aux Philippines. C’est plus cher que d’habitude mais le prix reste acceptable. Je ne réserve pas pour l’instant mais je sais où trouver un hébergement ce soir si je ne trouve rien d’autre.

Je reviens ensuite en ville pour déjeuner et je pars en direction des chutes de Kawasan. L’hébergement que j’avais privilégié pour sa position « Payag Ni Aris » est juste à la sortie de la ville et il complet aujourd’hui. Google maps en indique un autre « Al-Fresco Picnic Grove » plus haut et plus loin de la ville. Il n’est pas sur la route des chutes de Kawasan mais il semble qu’un chemin permette de rejoindre l’itinéraire sans tout redescendre.

Je me lance donc dans la montée qui est raide depuis le départ et qui passe à 16% dans les derniers 300 mètres. J’ai mon vélo chargé et je suis obligé de le pousser dans des pentes aussi raides. Je suis presque arrivé devant l’établissement alors je continue mais je sais déjà que ce n’est pas ici que je dormirai cette nuit. L’accès est trop difficile et c’est loin de toutes autres commodités. En passant je vois des abris pour les picnics et des bungalows pour les hébergements mais je n’entre pas pour me renseigner.

Le chemin qui permet de rejoindre l’itinéraire des chutes de Kawasan est juste un peu plus loin et je m’arrête pour consulter le GPS. Sur les cartes Google la jonction ne se fait pas mais sur les cartes « Maps.me » elle se fait. Je suis prêt à m’engager dans ce chemin lorsque je vois arriver un couple de marcheurs que j’ai déjà vu deux fois sur la route. Ce sont deux Hongrois qui passent une semaine à Cebu. Ils arrivent de Taiwan qui n’est pas très loin d’ici et cela explique ce séjour court. Ils voyagent à pieds et font entre 15 et 20 kilomètres par jour. Ils dorment dehors sans tente mais ils ont de quoi se protéger de la pluie. Ils ont en tout 20 kilogrammes de bagages (12 portés par l’homme et 8 par la femme). L’homme a séjourné 3 mois en France et il parle un peu le français. Ils m’expliquent que les chutes de Kawasan sont très touristiques et qu’il faut payer pour tout. Pour se baigner il faut louer un gilet et une coiffe. Pour s’assoir il faut payer aussi et il y a bien entendu aussi une entrée à payer. Ceci ne leur convient pas et ils veulent visiter les chutes de Cambais à la place. Pour ces chutes nous sommes sur le bon chemin mais elles sont encore à 8,4 kilomètres et le point haut du parcours, avant la redescente vers les chutes, est presque à 500 mètres d’altitude. Il faudra donc monter encore et ce sera probablement raide mais je suis comme eux et je n’aime pas beaucoup les sites trop touristiques et surexploités. Je décide donc de suivre leurs conseils et d’aller vers Cambais plutôt que Kawasan.

La pente dans laquelle je suis arrêté est forte et je n’essaie même pas de monter sur le vélo. Les piétons plus légers vont donc plus vite que moi dans ces conditions. Ils me dépasseront deux fois encore mais pour la deuxième ils seront dans un camion qui les a pris pour la fin du parcours. Comme prévu la montée est souvent très raide et je n’ai pas le compte exact du nombre de fois où j’ai dû pousser mais je crois que c’est entre 4 ou 6. En plus d’être raide le parcours a une grande partie non goudronnée où j’ai dû pousser à cause des pierres qui augmentent le risque de chutes à faible vitesse. Après la bifurcation il y a trois descentes encore raides qu’il faudra remonter pour le retour.

Les chutes ne sont pas visibles depuis la route. Il faut suivre un petit chemin sur 1,3 kilomètre pour y accéder. Il faut donc laisser le vélo sur un parking en terre au bord de la route. Les enfants du coin attendent ici les touristes pour leur proposer leurs services de surveillance des véhicules ou même de guide jusqu’aux chutes. Je cadenasse mes sacoches et je mets un antivol au vélo. De plus je viens de faire une descente à 11% jusqu’au parking qui est à un point bas avec une route qui remonte tout aussi raide de l’autre côté. Dans ces conditions je n’ai pas besoin qu’on surveille mon vélo et le guide est tout aussi inutile car le chemin est bien visible et il suffit de le suivre.

J’arrive rapidement aux chutes. Il y a une billetterie où il faut inscrire son nom sur un registre et payer 50 Pisos pour l’entrée. Je retrouve les Hongrois qui se baignent. J’ai laissé le maillot et la serviette dans les sacoches mais je ne regrette pas trop car je marche dans l’eau et elle est plutôt fraiche. Les chutes sont jolies sans être exceptionnelles. Il y a des cordes pour remonter deux cascades et un rocher qui fait office de plongeoir pour ceux qui aiment cela.

Le chemin du retour est plus facile. La pente ne dépasse pas les 11% pour revenir au point haut. Ensuite j’emprunte un autre itinéraire entièrement goudronné avec quelques remontées mais à faible pourcentage (5 % maxi). Cet itinéraire passe non loin des chutes de Kawasan mais il est trop tard pour y aller maintenant.

Il y a un autre hôtel sur la grande route. J’ai du mal à trouver quelqu’un mais cela s’explique car il est complet. Sinon les chambres sont à 1 200 Pisos. La dame me donne une autre adresse (son frère je crois). L’hôtel se trouve sur la route que je viens de suivre en descente. Elle essaie de téléphoner mais cela ne répond pas. Je vais donc dans la direction indiquée. Il faut bien entendu remonter et je finis par trouver avec l’aide des gens à qui j’ai demandés. Le propriétaire travaille à la charpente d’un autre bâtiment et il descend pour me parler. Il loue ses chambres 1200 Pisos mais il serait prêt à descendre à 800. Le bâtiment est neuf et les chambres sont probablement bien mais c’est encore isolé et il faudrait revenir en ville pour manger puis ensuite remonter à l’hôtel. Pour le même prix je préfère l’hôtel avec piscine que j’ai vu ce matin. Je reviens donc sur la ville où je dîne. Il fait nuit lorsque je termine et je fais le chemin restant doucement avec mon feu arrière éclairé.

Il reste des chambres libres (toutes d’ailleurs je pense) à l’hôtel mais le ménage n’est pas encore fait. Il faut donc attendre un peu mais ce n’est pas trop long.  

Pour demain j’ai le choix entre descendre vers le sud 45 kilomètres environ jusqu’à Santander et prendre un ferry pour l’île de Negros ou ajouter environ 25 kilomètres pour remonter vers le nord sur la côte Est jusqu’à Oslob soit environ 70 kilomètres en tout. La nuit porte conseil et je déciderai cela demain mais pour l’instant je suis plutôt sur l’option Oslob.

 

J39 - dimanche 17 février 2019 - Alegria - Oslob

Distance parcourue : 61,88 Km - Moyenne : 14,22 Km/h

Dénivelé montant : 382 m - Pente montante Maxi : 10 %

Dénivelé descendant : 381 m - Pente descendante Maxi : 9 %

Altitude départ : 15 m - Altitude arrivée : 16 m - Altitude Maxi : 54 m

Heure de réveil : 8h00 - Heure de départ : 9h43 - Heure d'arrivée : 16h00

https://www.bikemap.net/fr/r/4773263/#/z11/9.602104,123.3318329/google_roadmap

Comme je me suis couché un peu tard hier soir j’ai mis le réveil à 8 heures ce matin. Quelques bruits extérieurs me réveillent un peu plus tôt mais je réussis à me rendormir. Il y a de l’eau chaude et froide à volonté à l’hôtel et je me fais mon petit déjeuner. Je fais ensuite un tour vers la piscine et le bord de mer. Il fait beau et tout ceci est bien tentant mais si je me baigne je ne partirai pas avant midi alors je renonce.

Je quitte l’hôtel vers 9h45 et je prends la route en direction du sud. Le parcours est légèrement vallonné mais la route n’est jamais loin de la mer qui est plus souvent visible. Je m’arrête en route sur un marché pour acheter quelques fruits et biscuits et aussi pour faire un petit déjeuner un peu plus copieux.

Il y a deux ports pour les départs vers l’île de Negros. Le premier sur mon chemin est Bato. Je m’y arrête au mauvais quai d’abord car le bateau qui part d’ici va vers Mindoro. Le quai suivant est le bon. Il y a un ferry vide à quai qui doit partir à 15h30 et il n’est pas encore 14 heures. Le prix pour les passagers est affiché. Pour Tampi (Negros) c’est 70 Pisos par passager. Il n’y a pas de guichet ouvert et on me dit qu’il faut payer sur le bateau. Personne ne connait le prix pour le vélo mais on me dit environ 200 ou 250 Pisos. Peu importe je ne veux pas partir aujourd’hui et j’ai maintenant une idée de prix et les horaires.

Je continue vers Li Loan où il y a un deuxième port. Il y a aussi un bateau, de la même compagnie et au même prix, en partance pour Sibulan sur l’île de Negros. Il y a des gens qui vendent les billets ici. Pour le vélo il semble que ce soit à l’appréciation. Une des personnes qui sont à la vente des billets me dit « free ». Je lui dis que je ne prendrai le bateau que demain ou après-demain et il me répond « free also ». C’est très bien tout cela mais j’espère qu’il sera là lorsque je prendrais le bateau car une autre personne pourrait avoir un avis différent.

Je continue jusqu’à Oslob sur un parcours un peu plus vallonné mais toujours en bord de mer. J’avais mémorisé une distance de 70 kilomètres entre Alegria et Oslob. Vers le kilomètre 60 je traverse une agglomération qui semble touristique (panneaux « attention traversée de touristes ») mais je continue. Un kilomètre plus loin je m’arrête pour regarder le GPS car il y avait aussi beaucoup de bateaux au mouillage. C’est bien Oslob que je viens de dépasser. Je reviens sur mes pas et après un tour de la ville je me dirige vers « l’hôtel » qui est le plus proche du point de rassemblement pour la visite des requins baleines. Son nom est « Sharky hotel Oslob » et il propose des bungalows avec salle de bain commune à 900 Pisos et des chambres en dortoirs de 10 lits à 350 pisos. Je visite les deux et les dortoirs en durs semblent plus confortables que les bungalows en bambou. Ils ont une grande salle de bains et pour l’instant il n’y a que deux jeunes Philippines qui sont installées dans le dortoir. Je prends donc un lit en dortoir et je réserve une visite des requins baleines. Le prix pour la visite des requins baleines est de 1100 Pisos pour une demi-heure de bateau et la fourniture des équipements nécessaires. Il y a une commission pour l’hôtel car je suis allé le soir à la billetterie qui est à une centaine de mètres de l’hôtel et le prix affiché pour les non philippins est de 1000 Pisos. Pour les Philippins c’est 600 Pisos. Il faut être présent à la réception à 4h30 pour un départ en barque vers 6 heures.

Lorsque je dépose mes sacoches je vois arriver les deux anglaises avec qui j’ai logé à Moalboal. Elles sont déjà installées dans le dortoir à côté. A deux elles ne font qu’une économie de 200 Pisos par nuit en prenant un lit en dortoir plutôt qu’un bungalow.

Demain après la visite des requins baleines je pense revenir à Li Loan pour prendre le bateau pour Sibulan sur l’île de Negros.

 

ose mes sacoches je vois arriver les deux anglaises avec qui j’ai logé à Moalboal. Elles sont déjà installées dans le dortoir à côté. A deux elles ne font qu’une économie de 200 Pisos par nuit en prenant un lit en dortoir plutôt qu’un bungalow.

Demain après la visite des requins baleines je pense revenir à Li Loan pour prendre le bateau pour Sibulan sur l’île de Negros.

J40A - lundi 18 février 2019 – Barque pour voir les Requins Baleines

Heure de réveil : 4h00 - Heure de départ : 6h10 - Heure d'arrivée : 7h00

Le rendez-vous est à 4h30 à la réception alors j’ai mis le réveil pour 4h20. Il ne sera pas utile car je suis réveillé un peu avant par mes compagnes de chambre qui ont prévu un temps de préparation un peu plus long. C’est plutôt positif car je me suis couché tôt hier soir, j’ai bien dormi et ce petit supplément de temps me permet de faire un peu de toilette et d’être un peu en avance au point de rendez-vous. La dame qui est ici pour nous conduire me demande de vérifier mon nom sur la liste des inscrits. Elle le coche et me fait une croix au feutre entre le pouce et l’index de la main droite.

Elle nous accompagne, les deux jeunes filles Philippines et moi, vers le site où il y a déjà une petite file d’attente. Elle nous fait passer devant et nous installe sur les sièges de la salle ou sont affichées et ou seront rappelées verbalement les consignes pour la visite. Nous sommes confortablement installés et c’est bien ainsi car une longue attente commence. Les barques commencent à partir un peu après 6 heures et nous sommes dans le premier lot. Il y a une vingtaine de barques avec 8 passagers chacune. Cela fait donc environ 160 personnes qui partent presque en même temps. Les gilets de sauvetage sont obligatoires et ils sont distribués sur la grève quelques mètres avant l’embarquement. Il faut donc s’équiper en marchant. Une personne vérifie que les boucles du gilet sont bien fermées et il est temps d’embarquer. Les barques ne sont pas larges et elles sont équipées de deux balanciers en bambou. Ces embarcations sont appelées bancas aux Philippines. Elles ont été approchées assez près du bord et c’est ici que les vagues se cassent. On nous demande d’embarquer par l’arrière. Comme je suis le premier je dois enjamber tous les bancs pour rejoindre ma place. C’est une bonne mise dans l’ambiance car je suis déjà complétement mouillé par les vagues lorsque j’arrive à mon banc. Ce n’est pas grave, j’avais prévu quelque chose comme ça et j’ai mis ma serviette, mon short, mon maillot, mes lunettes et mon téléphone dans un sac plastique. Je n’ai sur moi que mon maillot de bain, le gilet de sécurité et mon appareil photo étanche attaché au poignet.

Les bateliers sont adroits et vifs et nous sortons rapidement de cet endroit un peu inconfortable. Le trajet jusqu’aux requins baleines n’est pas long. Ils sont à une centaine de mètre du bord et il y a quelques bateaux avec une seule personne à bord qui leur jette de la nourriture. Je suppose que le but de cela est qu’ils restent le plus longtemps possible à cet endroit. Aussitôt arrivés sur site les plus courageux se mettent à l’eau. Il est interdit de plonger ou de sauter. Il faut y aller sans trop faire de remous. Ce sont les consignes mais certains ont dû glisser un peu des balanciers et ils ont quand même fait quelques vagues. J’essaie de suivre les consignes et il est assez facile de se mettre à l’eau sans sauter sur ce genre de bateaux. Bien que ces animaux ne soient pas agressifs et qu’ils se nourrissent de plancton ils restent impressionnants. Beaucoup de personnes restent dans l’espace entre la coque et les balanciers. Les plus hardis s’approchent trop près des animaux mais les bateliers veillent au respect des consignes. Les consignes sont : pas moins de 5 mètres de la tête et de 6 mètres de la queue. Ce sont les consignes mais il n’est pas facile d’évaluer les distances dans l’eau et c’est d’ailleurs le plus souvent les requins baleines qui s’approchent trop des hommes. Comme ils évoluent très rapidement il est inutile d’essayer de les distancer. Je ne prends pas de risque et j’attends juste un peu à l’extérieur des balanciers en m’y accrochant de temps en temps. Cela évite de trop s’éloigner du bateau et c’est largement suffisant pour voir les animaux dans toutes les positions, de face la bouche grande ouverte, de coté, de dos et de dessus lorsqu’ils passent sous le bateau et que l’on a l’impression que l’on va toucher l’aileron. Il est interdit de les toucher. Cela ne m’est pas arrivé et je pense avoir largement respecté les consignes même si j’ai eu parfois l’impression qu’ils étaient vraiment très près.

Lorsque le temps est passé les bateliers rappellent tout le monde et nous ramènent vers le rivage. Deux personnes se tiennent là pour récupérer, une les gilets et l’autre les masques et tubas. Ce matériel sera immédiatement redistribué à ceux qui vont prendre nos places dans la barque.

Je ne traine pas et je rentre rapidement à l’hôtel qui est à environ 200 mètres. J’ai le temps de prendre la douche et de rincer mon maillot avant que les deux jeunes Philippines n’arrivent. Il me reste à faire mes sacoches et attendre un peu que mon maillot sèche. Il y a du soleil aujourd’hui et ce n’est pas long. Je prends la direction de Li loan vers 9 heures.

J40B - lundi 18 février 2019 – Oslob – Li Loan port de Santander

Distance parcourue : 21,33 Km - Moyenne : 14,66 Km/h

Dénivelé montant : 147 m - Pente montante Maxi : 8 %

Dénivelé descendant : 163 m - Pente descendante Maxi : 8 %

Altitude départ : 16 m - Altitude arrivée : 0 m - Altitude Maxi : 62 m

Heure de départ : 9h05 - Heure d'arrivée : 11h20

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Il n’y a pas grand-chose à dire sur ce parcours. C’est la fin de celui que j’ai fait hier dans l’autre sens. J’avais repéré les ports de Bato et de Li Loan hier. Li Loan me convenait mieux parce qu’il y avait quelqu’un à la billetterie (mais à Bato c’était peut-être une exception du dimanche) et aussi par ce que le trajet à l’arrivée pour rejoindre Dumaguete est moins long. Le ferry qui part de Bato arrive à Tampi et celui qui part de Li Loan arrive à Sibulan. Malgré ces repérages je dépasse le port de Li Loan sans le voir mais il est un peu à l’écart alors c’est excusable. Lorsque je m’en aperçois je suis presque à Bato. Malgré cela j’ai intérêt à revenir en arrière de trois kilomètres plutôt que d’en faire dix de plus sur Negros. Cela n’a d’ailleurs pas de conséquences car le ferry part à midi et j’y serai largement avant malgré cette erreur qui me fait profiter une nouvelle fois de la très belle vue que l’on a sur Negros entre Bato et Li Loan.

J’arrive vers 11h10 au port. Comme on me l’avait annoncé hier je n’ai à payer que les 70 Pisos (environ 1,20 Euros) pour le passager. C’est gratuit pour le vélo. J’ai encore largement assez de temps pour aller manger dans un restaurant avant d’embarquer.

 

J40C - lundi 18 février 2019 – Li Loan (Cebu) – Sibulan (Negros) – Traversée en ferry

Distance parcourue : 6,68 Km - Moyenne : 14,3 Km/h

Heure de départ : 12h01 - Heure d'arrivée : 12h29

 

Le bateau part à l’heure et il arrive à Sibulan moins d’une demi-heure plus tard. Mon vélo est près de la sortie et je prends la route aussitôt que le bateau est à quai.

 

J40D - lundi 18 février 2019 – Sibulan (Negros) – Dumaguete (Negros)

Distance parcourue : 12,41 Km - Moyenne : 11,37 Km/h

Dénivelé montant : 23 m - Pente montante Maxi : 2 %

Dénivelé descendant : 17 m - Pente descendante Maxi : 2 %

Altitude départ : 0 m - Altitude arrivée : 6 m - Altitude Maxi : 25 m

Heure de départ : 12h29 - Heure d'arrivée : 15h00

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Le port de Li Loan est à une dizaine de kilomètres de la ville de Dumaguete où je pense passer la nuit et peut-être même deux ou trois nuits. Le parcours est plat et la circulation est modérée.

La troisième crevaison du voyage se présente à l’entrée de la ville. C’est encore un brin métallique qui a traversé le pneu. Comme il est visible de l’extérieur je fais une nouvelle réparation rapide sans enlever les sacoches ni démonter la roue. Je démonte le pneu sur une vingtaine de centimètre, juste ce qu’il faut pour sortir la chambre à air. Je mets une rustine, je remonte le pneu et quelques coups de pompe plus tard je suis prêt à repartir.

Je fais quelques détours en ville pour passer devant des hôtels et c’est un peu compliqué dans le centre car il y a beaucoup de sens interdits. Pour les hôtels je trouve un premier prix à 950 Pisos au « World View Pension Plaza », un second à 1000 Pisos au « Asia Novo Boutique Hotel » et un troisième à 600 Pisos au « J and J Hotelier ». Ce prix me convient. C’est une chambre sans fenêtre avec un lit simple, climatisation, télé écran plat, eau chaude dans la salle de bain. Il y a aussi le wifi qui fonctionne très bien au jusqu’à 17 heures puis plus du tout ensuite. C’est un problème que je rencontre souvent avec le wifi et aussi avec les données mobiles. Les réseaux doivent être saturés à certaines heures et il est inutile d’essayer de les utiliser. Ce n’est qu’une perte de temps et il est préférable d’attendre que les choses s’améliorent.

Je vais manger au Mac Do le soir et il y a un wifi gratuit qui est correct.

Demain je pense rester à Dumaguete et visiter un peu les environs. Il y a des chutes à une quinzaine de kilomètres et je pense y aller.

 

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