Philippines - Leyte (1)

J17 - samedi 26 janvier 2019 – Tacloban repos et visite

Distance parcourue : 32,59 Km - Moyenne : 11,59 Km/h

Dénivelé montant : 25 m - Pente montante Maxi : 4 %

Dénivelé descendant : 25 m - Pente descendante Maxi : 4 %

Altitude départ : 7 m - Altitude arrivée : 7 m - Altitude Maxi : 31 m

Heure de réveil : 6h30 - Heure de départ : 9h52 - Heure d'arrivée : 15h45

https://www.bikemap.net/fr/r/4749926/#/z13/11.2003441,125.005895/google_roadmap

C’est jour de repos aujourd’hui mais je me réveille encore à 6h30. Le ciel est encore couvert mais il ne pleut pas. Je descends à la réception pour payer la nuit prochaine et je pars vers 10 heures faire une visite de la ville et des environs après avoir pris le petit déjeuner.

Je commence par la place Rizal. Il y en une qui porte le même nom pratiquement dans chaque ville. C’est une petite place avec la statue du personnage et une église à proximité. Cela ressemble plus à la place de l’église d’un petit village qu’à la place principale d’une ville comme Tacloban.

Je mange un petit pain fourré à la viande de porc dans un petit restaurant à proximité. Le jeune garçon et la jeune fille qui s’en occupent ne semblent pas très à l’aise avec l’anglais. Moi non plus d’ailleurs mais ils sont plus gênés car c’est une langue couramment pratiquée par beaucoup de philippins. Ils ont malgré tout envie de communiquer et le traducteur Tagalog – Français de Google nous est bien utile. La conversation n’est pas très originale et les questions sont toujours les mêmes et tournent autour du vélo et de la distance parcourue. Beaucoup de gens ici ont du mal à croire que l’on puisse faire la distance de Manille à Tacloban uniquement en vélo. Il n’y a pourtant qu’environ 1 000 kilomètres et des philippins le font puisque j’en ai rencontré deux à Allen.

Je continue ensuite en direction de l’hôtel de ville d’où il y a une jolie vue sur le détroit. Mon chemin passe ensuite à côté du marché de Tacloban. Il y a plusieurs marchés couverts (fruits et légumes, viande, poissons…).

Ensuite je prends la direction de Palo pour voir la cathédrale et le mémorial Mac Arthur. J’emprunte volontairement les petites rues que les tricycles semblent aussi préférer aux grandes avenues. Chemin faisant je vérifie le gonflage de mes roues dans une station-service et j’achète quelques fruits (mangues, papayes, avocat). La cathédrale de Palo n’a rien d’extraordinaire. Elle est entourée d’un petit parc où des gens sont installés pour manger. Il n’y a ni chaise ni banc à l’extérieur mais quelques bordures en pierre conviennent pour s’assoir. Je m’installe comme les gens du pays pour manger mes fruits mais il n’y a pas beaucoup d’ombre et, malgré le ciel couvert, on sent aujourd’hui la nécessité de se protéger des rayons invisibles qui traversent les nuages.

Je ne m’attarde donc pas trop et je pars en direction du mémorial Mac Arthur (deuxième guerre mondiale, guerre du pacifique entre américains et japonais). C’est sur mon chemin de retour à l’hôtel. Le site n’est pas très grand mais les statues des personnages sont réussies. Le site est entouré d’un parc de verdure et une promenade en bord de mer est en cours de construction ou en rénovation.

Je déjeune dans un petit restaurant proche et je rentre à l’hôtel en suivant le bord de mer.

Comme souvent je suis plus fatigué après cette petite journée de repos et de visite tranquille qu’après une grande journée de vélo. Je ne sais pas si c’est le relâchement qui donne cette impression ou si une journée sans effort en ville est finalement plus fatiguante qu’une journée de vélo dans la nature.

Demain je reprends mon itinérance et je pense faire étape à Carigara. Ce n’est pas une grande ville mais il y a quelques hôtels. J’ai le choix entre deux itinéraires. Le plus direct passe à l’intérieur des terres et fait un cinquantaine de kilomètres. Le deuxième suit plus la côte et passe devant le pont San Juanico. Il emprunte donc la route que j’ai suivie hier sur les dix premiers kilomètres. Il fait environ 65 kilomètres. Les deux parcours sont plutôt courts et pas trop vallonnés. Je n’ai pas encore fait de choix. Je verrai cela demain matin.

 

J18 - dimanche 27 janvier 2019 - Tacloban - Carigara

Distance parcourue : 72,66 Km - Moyenne : 15,37 Km/h

Dénivelé montant : 380 m - Pente montante Maxi : 13 %

Dénivelé descendant : 380 m - Pente descendante Maxi : 12 %

Altitude départ : 7 m - Altitude arrivée : 7 m - Altitude Maxi : 52 m

Heure de réveil : 6h30 - Heure de départ : 8h13 - Heure d'arrivée : 14h00

https://www.bikemap.net/fr/r/4750780/#/z11/11.3320005,124.845775/google_roadmap

La météo annonçait un ciel très couvert pour aujourd’hui et c’est ce que je constate en me réveillant à 6h30 ce matin. Je prends mon temps pour me préparer et je descends avec mes bagages par l’ascenseur. Ma chambre est au cinquième étage (équivalent au quatrième en France) mais sans bagage j’emprunte les escaliers pour faire de l’exercice. Avec les quatre sacoches c’est quand même plus simple de prendre l’ascenseur qui est aussi fait pour servir.

Je récupère les 200 Pisos de « déposit » pour la carte à puce qui fait office de clé. Je quitte l’hôtel à 8h13 après avoir équipé mon vélo sous le regard intéressé du gardien et de quelques employés et clients de l’hôtel.

Je ne sais pas encore lequel des deux itinéraires je vais suivre aujourd’hui mais pour le début du parcours cela n’a pas d’importance car les six ou sept premiers kilomètres sont communs aux deux. Je ne surveille pas particulièrement mon GPS et je dépasse de quelques centaine de mètres l’intersection où j’aurais pu prendre la route qui passe dans les terres et qui conduit à Carigara en 50 km environ. Je peux encore facilement faire demi-tour mais il me semble que cet itinéraire plus court est plus fréquenté. De plus il semble s’enfoncer dans la campagne alors que sur l’autre itinéraire que je connais jusqu’au kilomètre 10 environ il y a encore des commerces en bord de route. Comme je n’ai pas encore mangé je reste donc sur l’itinéraire qui suit plus ou moins la côte. Il n’est pas long non plus et il semble même plus plat.

Je fais la pause petit déjeuner dans un petit restaurant avant de quitter la zone que je connais. Je fais un nouvel arrêt dans un autre petit restaurant deux ou trois kilomètres plus loin. Il y a une machine à café bien en vue avec un prix de 5 pisos affiché. Le café est du 3 en 1 et je supporte mal ce mélange de café et de lait. Je prends donc un chocolat qui est aussi à 5 pisos. La dame qui s’occupe de l’établissement me pose les questions habituelles (le parcours, combien dure mon voyage, si je suis « single » (pas marié), et mon âge).

Je ne trouverai pas d’autre restaurant avant d’arriver à Carigara ma destination finale. Heureusement que le parcours du jour est court et facile sinon j’aurais dû puiser dans ma réserve de biscuits.

Le parcours est très agréable sur une route bonne et peu fréquentée. Jusqu’au kilomètre 35 environ c’est le plus souvent plat. Les quelques petites montées qui se présentent sur cette première partie du parcours ne sont pas longues et ne dépassent pas les 4%.

C’est plus montagneux entre le kilomètre 35 et le kilomètre 39 où il y a quelques pentes raides (jusqu’à 13%) mais pas longues. Sur cette partie il y a quelques beaux points de vue sur la mer et sur l’île de Samar mais le ciel est toujours très couvert et visibilité et lumière ne sont pas très bonnes. J’ai même eu une petite averse de courte durée et pas gênante quelques kilomètres avant.

Je continue sur la bonne route et au kilomètre 50 environ je me rends compte que je ne suis plus sur le parcours préparé. Je regarde la carte sur le GPS et l’intersection était un peu après le kilomètre 44. Je ne l’ai pas vu et ce n’était peut-être qu’un chemin car c’est une route blanche sur la carte Google. Peu importe car la route que je suis conduit aussi à Carigara. Elle est plate pour l’instant et le revêtement est bon. Cela fera juste quelques kilomètres de plus mais ce n’est pas un problème car je serai de toute façon à destination en début d’après-midi.

Vers le kilomètre 54 je traverse le village de San Miguel dont je fais le tour à la recherche d’un restaurant. Je n’en trouve pas et je continue ma route en direction de Carigara. Je suis maintenant sur une route qui est en blanc sur les cartes Google. Le revêtement est moins bon et ce n’est plus plat mais une succession de petites montées et descentes courtes et peu raides (4 ou 5% maxi). Je retrouve une bonne route plate au kilomètre 66 environ.

J’arrive dans la « ville » de Carigara avant 14 heures. Je ne vois pas de restaurant où l’on peut manger à table sur place mais il y a des boutiques qui vendent du riz et des portions de poulets grillés à emporter. J’ai faim et je ne fais pas le difficile. Je mange ma cuisse de poulet et mon riz sur le trottoir devant la boutique.

Lors de la préparation du voyage je n’avais repéré que deux hôtels à Carigara et ils sont très proches l’un de l’autre. Avant de visiter les hôtels je fais un tour sur le marché pour acheter quelques fruits. Je passe ensuite devant l’hôtel qui est supposé être le moins cher, car le moins beau, sans m’y arrêter. Le second « hôtel Baudilio » est plutôt beau vu de l’extérieur. Il y a un gardien armé à l’extérieur. Il m’invite à entrer et m’ouvre la porte. Les prix sont affichés. Toutes les chambres sont pour deux personnes et elles sont climatisées avec douche chaude. Il y a deux catégories. La moins chère à 1000 PHP et la plus chère à 1200 PHP. Ces deux prix comprennent le petit déjeuner pour deux personnes. Je n’ai pas visité la chambre mais le prix me semble très correct pour un hôtel de ce type. Je reviens vers le deuxième hôtel. Pour y accéder il faut que le gardien, qui est lui aussi armé, ouvre le portail de la cour. Je lui demande le prix des chambres. C’est 600 PHP. Avant de me laisser entrer il va d’abord demander à la patronne qui est, je l’apprendrai plus tard, sa mère.

Après les formalités d’entrée je rentre dans ma chambre qui est au rez de chaussée ce qui est bien pratique. Le vélo est dans la cour à l’abri sous un balcon. Pendant les formalités d’entrée j’ai demandé à la patronne s’il y avait un distributeur d’eau chaude. Il y en bien un mais le système de chauffage de l’eau ne fonctionne plus. Elle me propose de l’eau chaude qu’elle a dans une bouteille isotherme et elle remplit mon gobelet d’un demi-litre. Je peux donc me faire une infusion ce qui ne m’était pas arrivé depuis plusieurs jours.

Avant de partir j’ai hésité à prendre mon thermoplongeur de 300 Watts. Je l’ai laissé mais j’aurais dû le prendre. La puissance est faible et il faut bien 15 minutes pour faire bouillir un demi-litre d’eau mais cela peut se faire pendant le temps de la douche sans perte de temps. C’est noté pour le prochain voyage.

Demain je devrais arriver à Palompon après un parcours d’environ 70 kilomètres assez montagneux avec trois montées principales de 150, 250 et 300 mètres de dénivelé.

 

J19 - lundi 28 janvier 2019 - Carigara - Palompon

Distance parcourue : 70,11 Km - Moyenne : 14,17 Km/h

Dénivelé montant : 754 m - Pente montante Maxi : 11 %

Dénivelé descendant : 754 m - Pente descendante Maxi : 7 %

Altitude départ : 7 m - Altitude arrivée : 7 m - Altitude Maxi : 299 m

Heure de réveil : 6h30 - Heure de départ : 8h06 - Heure d'arrivée : 14h20

https://www.bikemap.net/fr/r/4751834/#/z11/11.1793941,124.536255/google_roadmap

En lisant les informations j’ai trouvé un article sur la fin prochaine des Jeepney (il est parfois inscrit Jeepnet sur ces transports en commun). Il y en a encore beaucoup en circulation mais il semble que leur temps arrive à sa fin. Il est vrai que ces engins polluent beaucoup et que les villes des Philippines sont déjà très polluées. Ils ne sont cependant pas les seuls à polluer et certains camions et bus sont encore pire.

Le lien vers cet article pour ceux que cela intéressent :

https://actu.orange.fr/monde/avec-les-jeepneys-c-est-tout-un-art-qui-disparait-aux-philippines-CNT000001cmiBJ/photos/deux-jeepneys-barioles-dans-une-rue-de-manille-le-17-janvier-2019-aux-philippines-899129aa3309c78eba28381d09514b07.html

Le ciel est bien dégagé lorsque je me réveille ce matin à 6h30. La météo annonçait « ciel parfois couvert ». Il y a bien quelques nuages ce matin mais pour l’instant ils ne réduisent pas l’ardeur des rayons du soleil.

Je quitte l’hôtel vers 8 heures et je suis ma trace qui part en direction de Palompon. J’arrive à la sortie de la ville sans être passé devant un restaurant. Je reviens donc sur mes pas en direction du restaurant de Carigara où j’ai diné hier soir. Il est ouvert ce matin et le riz poulet est toujours à 45 Pisos.

Je prends finalement le vrai départ vers 8h30 avec le ventre plein. C’est plus sûr car je ne sais pas ce que je trouverai sur ma route.

Sur les 14 premiers kilomètres du parcours la route suit le bord de mer. C’est plutôt plat et roulant. La route est large et le revêtement est bon. C’est une route plus fréquentée que celle que j’ai suivie hier mais la circulation n’est pas très importante et cela reste un itinéraire tranquille.

La première montée arrive au kilomètre 14 lorsque la route commence à s’éloigner du bord de mer. La pente n’est pas très raide avec des pourcentages Maxi de 7% mais le soleil est toujours présent et Je sue déjà abondamment pour passer cette première montée qui culmine à 168 mètres d’altitude.

Après une rapide descente c’est reparti pour la deuxième montée qui culmine à 250 mètres d’altitude environ. Il y a quelques courts passages plus raides mais cela reste acceptable malgré le soleil et la chaleur.

La descente est un peu plus longue et elle est suivie par une bonne dizaine de kilomètres faciles et roulants mais avec parfois un assez fort vent contraire. Je fais une deuxième pause repas en traversant un village dans cette partie plate. J’achète aussi quelques fruits (deux mangues pour 49 Pisos) que je mangerai à la prochaine pause.

La dernière montée culmine à près de 300 mètres d’altitude et c’est elle qui a les pentes les plus raides (jusqu’à 11%). La pente est irrégulière et permet de se reprendre. Je grimpe cette montée au moment où le soleil est au plus haut. Malgré la végétation au bord de la route il n’y a pratiquement aucune ombre. Dans ces conditions je trouve cette montée plutôt éprouvante. Au sommet il y a un petit commerce sur la droite de la route et un abri en bambou (abri bus je pense) sur la gauche. Cet abri fait une belle ombre et je n’y installe un moment pour faire « refroidir la machine » et manger mes mangues.

Ensuite c’est de la descente avec quelques courtes montées à environ 5% en fin de parcours.

Le parcours du jour se sera donc passé sous le soleil, qui fait son grand retour aujourd’hui, et dans un décor agréable. Comme partout aux Philippines en dehors des grandes villes c’est le vert qui domine. Dans les parties plates ce sont des cultures (rizières le plus souvent) et sur les pentes c’est de la forêt avec encore beaucoup de cocotiers.

Dans la ville je suis ma trace préparée. Elle passe devant les hôtels. Je visite le premier sur mon chemin, l’hôtel Pacci. L’aspect extérieur est très correct et mon idée première est d’y entrer juste pour avoir une référence de prix. La chambre climatisée avec balcon est à 800 Pisos pour une personne mais il y a 20% de réduction pour les personnes d’un certain âge. Après vérification sur mon passeport je rentre dans la catégorie et je bénéficie donc du prix réduit à 640 Pisos. Il y a peut-être moins cher ailleurs dans la ville mais l’hôtel est très correct et ce prix me convient. Je m’installe donc ici pour cette nuit. Il y a aussi le wifi qui passe dans la chambre et normalement la douche chaude. Je dis « normalement » car en réalité le débit d’eau chaude est tellement faible que je termine ma douche en remplissant le broc au robinet du lavabo qui fournit une eau tiède avec un débit correct.

Demain je devrais arriver à Ormoc après 70 km environ d’un parcours encore un peu vallonné. Il devrait être plus facile que celui d’aujourd’hui car la plus longue montée culmine à 70 mètres d’altitude seulement. C’est elle aussi qui devrait être la plus raide avec des pentes à 7% Maxi. Les nombreuses autres montées du parcours ne dépassent pas 40 mètres d’altitude et ne dépasse pas les 5%.

 

J20 - mardi 29 janvier 2019 - Palompon - Ormoc

Distance parcourue : 70,14 Km - Moyenne : 14,02 Km/h

Dénivelé montant : 475 m - Pente montante Maxi : 11 %

Dénivelé descendant : 471 m - Pente descendante Maxi : 11 %

Altitude départ : 7 m - Altitude arrivée : 11 m - Altitude Maxi : 71 m

Heure de réveil : 6h30 - Heure de départ : 8h13 - Heure d'arrivée : 14h05

https://www.bikemap.net/fr/r/4752767/#/z11/10.9601041,124.496275/google_roadmap

Le soleil est encore au rendez-vous ce matin et il fait déjà chaud lorsque je quitte l’hôtel vers 8h15. Je prends mon petit déjeuner avant de quitter la ville et je commence le parcours vers 8h30.

Il n’y a pas de grosses montées aujourd’hui et les plus gros pourcentages (jusqu’à 11%) se trouvent dans les 10 premiers kilomètres. Ensuite il y a encore régulièrement des petites montées avec des pentes jusqu’à 6% mais le parcours est globalement facile malgré un vent parfois défavorable.

Je fais la pause déjeuner au kilomètre 50 environ dans un petit restaurant isolé. Cela prend un peu de temps car les deux jeunes femmes qui sont là posent beaucoup de questions. L’une est mariée et l’autre non. La France semble être un pays inconnu pour beaucoup de Philippins mais ce n’est pas le cas aujourd’hui. Une des deux femmes sait même dire « bonjour » correctement en français. Je leur laisse deux cartes de visite avec mon adresse mail et les URL de mes sites de voyage.

Je complète le repas de midi avec quelques parts de gâteaux que j’ai achetées 5 Pesos la part quelques kilomètres avant.

La fin du parcours est plutôt facile et j’arrive rapidement à Ormoc. Je visite plusieurs hôtels qui ont tous des chambres entre 900 et 1300 Pisos. Il y a des chambres « single » à 600 Pisos à l’hôtel « Zenaida’s château Tourist Inn » mais aucune n’est disponible aujourd’hui. Il reste l’hôtel GV qui est un peu à l’écart du centre et que je n’ai pas encore visité. Il propose des chambre « single » avec climatisation et douche froide au troisième étage sans ascenseur (équivalent deuxième étage en France) à 625 Pesos. La chambre et la salle de bain sont plus petites que celles que j’ai déjà occupées dans cette chaine d’hôtel mais elles restent très suffisantes pour mes besoins. Il y a aussi une table et une chaise et le wifi (très lent) dans la chambre. Le vélo est à l’intérieur attaché dans un petit recoin à côté de la réception. Bizarrement il n’y avait pas de gardien et une seule personne à la réception lorsque je suis arrivé. Habituellement il y a deux ou trois personnes à la réception et un gardien en uniforme et parfois armé qui surveille les véhicules sur le parking et ouvre la porte aux clients.

Ce parcours a encore été agréable avec de beaux paysages et quelques bonnes portions de routes peu fréquentées et en bon état. La journée a encore été bien ensoleillée et chaude mais une bonne partie du parcours était sur des petites routes assez bien ombragées.

Pour demain j’ai prévu un petit parcours d’environ 48 kilomètres jusqu’à Baybay. La trace préparée ne montre aucune difficulté plus grande que des montées à 2% avec des élévations de 15 mètres maxi. Ce devrait donc être une journée de semi-repos avec un parcours court et plat.

 

J21 - mercredi 30 janvier 2019 - Ormoc - Baybay

Distance parcourue : 48,59 Km - Moyenne : 14,13 Km/h

Dénivelé montant : 121 m - Pente montante Maxi : 3 %

Dénivelé descendant : 125 m - Pente descendante Maxi : 3 %

Altitude départ : 11 m - Altitude arrivée : 7 m - Altitude Maxi : 16 m

Heure de réveil : 7h10 - Heure de départ : 9h01 - Heure d'arrivée : 14h00

https://www.bikemap.net/fr/r/4753635/#/z11/10.8435278,124.706215/google_roadmap

J’ai mis le réveil un peu plus tard ce matin car le parcours prévu n’est pas long ni difficile et il est inutile de partir tôt. Je me réveille quand même vers 5h30 mais en insistant un peu je me rendors jusqu’à 7h10.

Le soleil est encore bien présent lorsque je quitte l’hôtel à 9 heures. Hier soir j’ai fait un tour vers le port. C’était très animé et il y avait quelques groupes occupés à répéter des chorégraphies de danses ou autres activités sportives. Je repasse dans le secteur ce matin pour le découvrir de jour. Il y a encore trois groupes qui sont à l’entrainement. Un groupe féminin qui s’entraine ou apprend un sport de combat de pense. Un autre groupe féminin encore fait des séries de montées et descentes des escaliers deux à deux et à pieds joints. Un groupe de garçons fait des exercices de bonds assez semblables mais dans l’herbe et sur terrain plat. Chaque groupe est dirigé par une personne et les exercices semblent plutôt intenses. Il semble que l’on aime le sport aux Philippines.

Il y a aussi de quoi se restaurer dans le secteur et j’en profite pour prendre mon petit déjeuner avant de commencer le parcours en direction de Baybay qui est ma destination du jour.

Comme prévu le parcours est facile et roulant. Il suit le bord de mer sur une route avec quelques petites montées entre 1 et 3%. Ce parcours ne nécessite donc pas beaucoup d’effort. Après à peine une heure de route je sens que ma roue arrière n’est pas stable. Je m’arrête et constate que mon pneu arrière est presque à plat. Je vérifie l’extérieur du pneu et il y a un petit objet blanc qui s’enfonce à l’intérieur. Je pousse le vélo sur une vingtaine de mètres pour me mettre dans un endroit à l’ombre car le soleil est encore de la partie à 10h30. Un jeune garçon d’une dizaine d’années vient s’installer pour assister au spectacle.

Je positionne la roue de façon à pouvoir retirer l’objet et réparer la chambre à air sans avoir à démonter la roue ni à retirer les sacoches. Je retire l’objet à l’aide de mon couteau et le pneu finit de se dégonfler. L’objet s’avère être un morceau d’os pointu. Les restaurants sont souvent au bord de la route et il doit y avoir quelques déchets qui se retrouvent sur la chaussée jetés par des clients ou transportés par des chiens ou des chats. Peu importe comment cet os est arrivé dans mon pneu, il y est et il faut que je répare. Puisque je connais l’emplacement du trou je démonte le pneu d’un côté seulement et sur environ 20 cm. Je fais sortir la chambre et je n’ai aucun mal à voir le trou. Un coup de râpe, un peu de colle, une rustine et je remets la chambre et le pneu en place. Je décroche ma pompe et l’enfant, qui a bien suivi et compris toutes les opérations, me montre la valve. Dans l’intervalle sa jeune mère s’est jointe à nous et demande si j’ai besoin d’aide. Je la rassure, le problème est réglé. Elle me pose quelques questions sur mon voyage pendant que je gonfle le pneu sous la surveillance de son jeune fils. Comme d’habitude les échanges se passent dans la simplicité et avec le sourire même si l’on a parfois du mal à se comprendre. Par exemple lorsqu’elle me demande où je vais aujourd’hui je ne sais pas trop comment prononcer le nom de la ville qui s’écrit Baybay. Comme elle ne semble pas comprendre ce que je prononce, c’est hélas très fréquent, je lui montre le nom sur le GPS. Il faut prononcer « BailleBaille » avec l’intonation convenable pour être compris. Ce n’est pas gagné pour moi qui ai déjà bien du mal avec le simple mot France que les philippins ne comprennent pas sans l’accent tonique sur le « an ».

Vous aurez compris que pour montrer le nom sur le GPS à la charmante jeune femme il fallait que j’aie fini de pomper. Il ne me reste donc plus qu’à me laver les mains avec un peu d’eau de ma gourde, ceci aussi semble émerveiller le jeune garçon, avant de reprendre la route.

Je fais une pause repas vers midi dans un petit restaurant au bord de la route. Le soleil du matin a été remplacé par de gros nuages noirs mais il ne pleut pas. C’est donc plutôt mieux car il fait moins chaud et il est moins vital de se protéger du soleil (crème solaire et quelque chose sur la tête). Le rayonnement reste quand même assez fort car je ressens le besoin de garder les lunettes de soleil lorsque je quitte le restaurant.

J’arrive à Baybay vers 13h20 et je m’arrête un moment à l’ombre (le soleil n’a pas disparu et il fait quelques apparitions) en bord de mer à proximité de l’église. Je fais ensuite le tour des hôtels. J’en avais noté quatre lors de la préparation du voyage. Distrait, je n’ai pas vu le premier en passant devant. Deux sont proches l’un de l’autre. Je passe devant le « novotel » sans m’y arrêter car il est dans un quartier qui me semble être bruyant et il n’a pas trop bel aspect. Je me renseigne au « uptown plaza hotel » qui est bien de l’extérieur. La réception est aussi très correcte et propre. Les prix commencent à 600 Pisos pour deux personnes et il y a des chambres disponibles à ce prix. C’est tout à fait correct mais je veux voir le GV hôtel (il y en a un aussi à Baybay et aussi à Sogod qui est ma prochaine destination) avant de prendre une decision. L’hôtel GV est à quelques centaines de mètres du centre-ville et j’y arrive rapidement. Les chambres pour deux personnes avec ventilateur sont à 475 Pisos. Ce sont les moins chères car les chambres « single » sont climatisées et à 525 Pisos. Je réserve donc une chambre avec ventilateur pour deux nuits.

Demain je reste donc à Baybay. Il y a un site à proximité « Lintaon 16000 Blossoms ». C’est une colline à environ 350 mètres d’altitude d’où la vue est intéressante je suppose. Accessoirement sur cette colline 16000 roses artificielles éclairées avec des leds et importées de Malaisie ont été implantées. Je ne sais pas si cela a un gros intérêt mais je pense y aller demain si le temps est convenable.

Cela me fera une journée de repos avant une étape très montagneuse entre baybay et Sogod le lendemain. Je pourrais éviter la montagne en suivant la côte mais en passant par la montagne il y a un pont « agas-agas bridge » qui fait partie des choses à voir sur Leyte. Je reste donc pour l’instant sur cette option montagne.

 

Commentaires (1)

Michel
  • 1. Michel | 27/01/2019
Bonjour Jean Marie

En visite sur ton site pour suivre ton parcours beau voyage bonne continuation Amitiés. Michel

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