Philippines-Panay (1)

J58 - vendredi 08 mars 2019 - Guimbal – San José

Distance parcourue : 68,49 Km - Moyenne : 13,75 Km/h

Dénivelé montant : 644 m - Pente montante Maxi : 8 %

Dénivelé descendant : 639 m - Pente descendante Maxi : 8 %

Altitude départ : 15 m - Altitude arrivée : 20 m - Altitude Maxi : 305 m

Heure de réveil : 7h15 - Heure de départ : 8h28 - Heure d'arrivée : 16h00

https://www.bikemap.net/en/r/4795451/#/z11/10.6564938,122.131595/google_roadmap

Je quitte l’hôtel vers 8h30 ce matin et je prends la direction opposée au parcours prévu pour revenir dans un restaurant où j’ai mangé un bon Lomi (soupe de nouilles avec des œufs et de la viande) hier soir. Contrairement aux restaurants que je fréquente habituellement les plats ne sont pas préparés à l’avance mais après la commande. Il faut d’abord passer à la caisse, commander et payer. En échange du paiement le client reçoit un petit panneau avec un numéro. La serveuse a aussi le numéro sur le plateau et apporte le plat correspondant à la table. L’organisation est bonne mais c’est un peu plus long car il faut attendre le temps de la préparation. L’autre inconvénient est que les noms des plats sont parlants pour les philippins mais pas pour moi. Comme on ne peut pas les voir à l’avance il faut si fier aux photos. Je choisis un plat différent ce matin avec encore un œuf, du riz, de la viande et un petit bol de soupe de nouilles avec des légumes et du bouillon de viande. C’est très bon et le prix est équivalent, voire inférieur, à celui des restaurants de rue. Le Lomi d’hier était à 60 Pisos et le plat de ce matin à 50 Pisos.

Il est plus de 9 heures lorsque je prends la route et il fait déjà chaud. Elle suit le bord de mer sur les trente premiers kilomètres qui sont dans l’ensemble plutôt plats. Le parcours traverse plus fois des rivières au lit plus ou moins large mais toutes sans eau. Je pense que cette époque de l’année est la saison sèche sur Panay et sur Guimaras (et sur probablement d’autres îles des Philippines).

J’aurai pu continuer à suivre la cote en doublant la distance entre Guimbal et San José. Il aurait donc fallu que je fasse étape à « Anini y » où il y a des sources chaudes et quelques resorts. Les commentaires sur les hébergements et les « piscines chaudes » sont dans l’ensemble peu encourageants pour ce qui est de la propreté. L’intérêt des bains chauds est aussi loin de faire l’unanimité et la côte ne semble pas particulièrement propre non plus. Je reste donc sur mon itinéraire préparé qui traverse la montagne et réduit la distance entre Guimbal et San José à 70 kilomètres environ.

La montée commence peu après l’intersection et elle s’avère plus facile que ce que j’avais anticipé. Les passages raides ne dépassent pas les 9% et ils sont courts. Pour le reste ce sont le plus souvent de courtes montées entre 5 et 7% entrecoupées de pentes plus douces. La montée aurait été plutôt sympathique à faire tôt le matin mais je la commence à plus de 11 heures et il fait très chaud. Je fais quelques arrêts pour boire lorsque je trouve un peu d’ombre et au sommet je vide les dernières gouttes d’eau des deux litres que je transporte.

Il y a quelques petites montées et des travaux dans la descente mais j’arrive assez rapidement en bas. Il y a une petite agglomération avec des commerces et je m’arrête dans un restaurant pour prendre le repas de midi. Il est environ 14 heures et je suis le seul client. La restauratrice est en train de manger et comme il n’y a qu’une seule table nous la partageons. Comme la majorité des philippins elle a la conversation facile et elle pose beaucoup de questions. J’essaie de répondre au mieux mais mon anglais est très limité. Elle semble trouver que les sources chaudes à « Anini Y » sont très bien et ne comprend pas que je n’y sois pas passé. Il y en a d’autres qui sont bien aussi à Ligao selon elle. J’y serai demain soir mais pour l’instant je n’ai l’intention d’y passer qu’une nuit. Il y a aussi des chutes et des sources froides au nord de l’île. Je regarderai cela plus tard car je suis en avance et il y a peut-être quelques visites intéressantes à faire depuis Caticlan avant de quitter Panay. Il y a une petite boutique qui vend des crèmes glacées à côté du restaurant et je termine avec un cornet de glace. J’essaie habituellement de ne pas me laisser tenter par ces cochonneries mais j’ai eu très chaud aujourd’hui dans la montée alors je fais une petite entorse à ma règle.

La grosse quinzaine de kilomètres restants est facile et j’arrive sans gros effort à San José. Je m’arrête dans un coin tranquille pour démarrer Maps Me et Google Maps afin de voir aussi les hôtels devant lesquels ma trace ne passe pas. Un jeune homme vient me parler. C’est une chose presque inévitable ici quand on s’arrête (et aussi assez souvent en roulant). J’ai droit aux questions habituelles (itinéraire, kilomètres, âge et famille). Cette question de la famille revient souvent. J’ai l’impression que les philippins ne comprennent pas trop que l’on voyage en dehors du travail sans sa famille. Les commentaires sur les hôtels parlent aussi souvent de rassemblements de famille et confirment cette impression. Après le traditionnel selfie il me dit qu’il y a un hôtel bien et bon marché dans la rue à côté. Il s’appelle « Rose Travelers Inn » et ma trace y passe car je l’avais sélectionné.

L’hôte « Rose Travelers Inn » est un peu à l’écart de la ville et la rue qui y conduit n’est pas goudronnée. J’arrive devant un bâtiment très correct avec deux étages avec une cour centrale. Il n’y a personne à la réception mais  six jeunes femmes sont attablées dans les parties communes extérieures devant une boisson chaude. La conversation s’engage mais aucune n’est très à l’aise avec l’anglais (ce qui m’arrange plutôt) et nous communiquons via le traducteur Google français-Tagalog. La réceptionniste ne tarde pas à arriver. C’est aussi une jeune femme et elle était allée acheter de la nourriture pour elle et les autres qui sont ses copines je suppose. Je lui demande pour une chambre pour une personne. Elle me donne un prix de 600 Pisos pour une chambre double. C’est correct mais je ne pense pas à demander s’il y a des chambres avec ventilateur. Je paie et prends la clé. La chambre est au rez de chaussée et elle a la climatisation, une douche froide et le wifi. Elle est bien équipée et assez grande. Il y avait peut-être des chambres avec ventilateur à l’étage mais je n’ai pas demandé. La chambre au rez de chaussée avec le vélo devant dans la cour me convient. C’est plus simple et plus rapide pour les bagages.

Demain j’ai prévu de faire étape à Tibiao après un parcours d’environ 80 kilomètres. Il ne semble y avoir que deux hébergements dans cette « ville ». S’ils ne me conviennent pas il y a une ville plus importante, Culasi, une vingtaine de kilomètres plus loin. Le parcours sera facile et la distance ne devrait pas poser de problème.

 

J59 - samedi 09 mars 2019 – San José - Culasi

Distance parcourue : 91,67 Km - Moyenne : 16,18 Km/h

Dénivelé montant : 302 m - Pente montante Maxi : 5 %

Dénivelé descendant : 317 m - Pente descendante Maxi : 5 %

Altitude départ : 20 m - Altitude arrivée : 5 m - Altitude Maxi : 34 m

Heure de réveil : 7h30 - Heure de départ : 8h35 - Heure d'arrivée : 16h00

https://www.bikemap.net/en/r/4796565/#/z10/11.0869614,122.004205/google_roadmap

Il y a de l’eau chaude à disposition à la réception de l’hôtel et je me fais mon petit déjeuner léger habituel avec des fruits, un café et quelques biscuits. Les sacoches sont vite bouclées car je n’ai pas sorti beaucoup de choses hier soir. Lorsque je sors pour équiper mon vélo il y a deux hommes dans la cour. L’un porte un casque de vélo et engage la conversation en se présentant « Docteur Autajay Aningalan ». Il fait du vélo et a un ami de 54 ans qui est cyclo-voyageur mais avec une seule sacoche.

Après une brève conversation sur mon parcours il demande à l’homme qui l’accompagne de prendre une photo de nous deux avec le vélo. Encore une fois j’oublie de donner pour téléphone pour en faire une également. Il me propose aussi un café mais je viens d’en prendre un et je sais que je ne dois pas abuser de cette boisson si je veux éviter les crampes. Je quitte l’hôtel et le deuxième homme me rejoint en moto au premier carrefour pour me donner un Tee Short offert par le Docteur et floqué à son nom (je suppose). C’est gentil de sa part et je ne peux même pas le remercier directement. Je m’arrête à la sortie de la ville pour échanger mon vieux maillot jaune par ce nouveau vêtement. Il n’est un peu grand mais c’est une matière agréable et avec l’air qui circule à l’intérieur je transpire moins que dans l’ancien.

Je fais une pause petit déjeuner vers le kilomètre 15 environ. Les trente premiers kilomètres du parcours sont très plats et la moyenne est bonne. Ensuite il y a parfois quelques petites montées mais elles ne sont ni longues ni très pentues et, malgré la distance, la journée aura été plutôt reposante.

Il y a un gros village avec des restaurants vers le kilomètre 45 environ et j’y fais ma pause de midi. Un peu plus loin je traverse un autre village avec un marché où je peux m’approvisionner en fruits et en biscuits.

Du côté des paysages ça ressemble à hier. Il y a assez souvent la vue sur la mer et les plages désertes. Coté terre ce sont le plus souvent des prairies ou des rizières desséchées. Les montagnes qui apparaissent au loin ne sont non plus verdoyantes mais de couleur plutôt rouge brun. Les cours d’eau sont à sec ou avec juste un petit filet d’eau. Il doit quand même y avoir de l’eau qui arrive car il y a parfois des parcelles de riz bien vertes et irriguées. Elles sont plus nombreuses sur la fin du parcours où les montagnes sont aussi plus proches de la côte.

Je passe Tibiao où j’avais prévu de faire étape sans traverser le village. Il semble très petit et il n’est que 15 heures. J’ai largement le temps de pousser jusqu’à Culasi qui est à moins de 20 kilomètres et où plusieurs hôtels sont indiqués sur les cartes Google.

J’y arrive rapidement car cette dernière partie est très roulante. Je vais directement au premier des hôtels que j’avais sélectionnés. Le « Anna Sophie Hostel » est un peu à l’écart de la route principale et il devrait être calme cette nuit. La route principale n’est pas beaucoup fréquentée non plus et l’ensemble de la ville doit être calme la nuit. Les chambres doubles avec ventilateur et douche au broc sont à 500 Pisos. La chambre que je visite est petite et ne contient aucun autre meuble que le lit. Il n’y a pas de télévision non plus. Cela ne me prive pas mais c’est une chose plutôt rare aux Philippines. L’hôtel d’hier avait la climatisation, une télévision LCD, une table et deux fauteuils, un espace couvert à l’extérieur et elle était beaucoup plus grande pour seulement 100 Pisos de plus. En comparaison des prestations la chambre d’aujourd’hui est très chère mais je n’ai pas envie de faire le tour de tous les hôtels de la ville pour peut-être ne pas trouver mieux. Je peux laver mes vêtements, me doucher et dormir dans un lit. C’est tout ce dont j’ai besoin alors je réserve une nuit ici. Je capte le wifi dans la chambre et dans l’espace commun qui est plus agréable que la chambre.

Demain je prévois de faire étape à Caticlan après un parcours d’environ 70 kilomètres. Il y a deux routes possibles pour y arriver avec une distance à parcourir sensiblement équivalente. Elles sont toutes les deux un peu vallonnées sur la deuxième moitié du parcours.

 

J60 - dimanche 10 mars 2019 - Culasi - Caticlan

Distance parcourue : 68,72 Km - Moyenne : 15,17 Km/h

Dénivelé montant : 355 m - Pente montante Maxi : 8 %

Dénivelé descendant : 356 m - Pente descendante Maxi : 10 %

Altitude départ : 5 m - Altitude arrivée : 4 m - Altitude Maxi : 87 m

Heure de réveil : 7h40 - Heure de départ : 9h10 - Heure d'arrivée : 16h20

https://www.bikemap.net/en/r/4797742/#/z11/11.6784268,122.027175/google_roadmap

J’ai aussi bien dormi dans la petite chambre au confort très minimal que dans un palace. Je quitte l’hôtel vers 9h10 et je fais ma pause petit déjeuner dans un restaurant proche.

Comme prévu, la première partie du parcours est plutôt plate et roulante. Il y a également de beaux paysages avec les montagnes qui sont maintenant plus proches de la mer. Cette partie de l’île est aussi plus verte. Vers le kilomètre 5 je dois regonfler ma roue arrière qui commence à se dandiner. Elle ne semble pas percée ou alors c’est juste un micro trou car le gonflage tient.

Je fais la pause de midi au kilomètre 35 environ dans un agréable petit restaurant. Ils ont plus de choix que les restaurants de rue habituels et j’en profite pour tester un dessert glacé le « halo halo ». La photo laissait supposer que ce sont des fruits avec de la glace mais je pense que ce sont plutôt des bonbons mélangés avec de la glace pilée. Il y a quand même deux boules de crème glacée et cela fait un dessert pas désagréable quand on a eu chaud.

Les petites montées arrivent ensuite rapidement et j’ai encore l’impression que ma roue arrière se dandine. Je m’arrête pour vérifier. Elle est bien gonflée et ce n’était probablement que les bosses du revêtement qui m’ont donné cette impression. Machinalement je vérifie le gonflage de la roue avant et je vois, tout à fait par hasard, une belle hernie sur le côté droit du pneu avant. La chambre à air fait une petite boule et si je laisse les choses ainsi l’éclatement ne va pas tarder. J’ai un morceau de pneu découpé prévu pour cet usage. Pour faire les choses correctement je démonte la roue et je sors le pneu pour y coller une rustine à l’intérieur à l’endroit où il est déchiré. Je remonte ensuite le tout avec mon morceau de pneu au bon endroit. Il y a toujours une petite bosse due à la déformation du pneu mais la chambre ne sort plus.

La partie la plus vallonnée se trouve vers le kilomètre 60. A cet endroit les montagnes plongent jusqu’à la mer et il faut en escalader une petite partie. Ces paysages de mer, avec îles et ilots au loin, et de montagnes verdoyantes sont plutôt agréables.

Un fois passé cette petite difficulté le reste du parcours est facile.

Arrivé à Caticlan Je me dirige directement vers l’hôtel « Torres Lodge » qui est un de ceux que j’ai sélectionné et pour lequel Booking affiche un prix de 600 Pisos avec une réduction qui le ramène à 536 Pisos. Il n’y a personne à la réception mais les prix sont affichés. Les chambres avec ventilateur et salle de bain partagées commencent à 300 Pisos. Celles avec ventilateur et salle de bain privée commencent à 400 pisos pour celles qui n’ont pas de télé et 500 pisos pour celle qui en ont une. La réceptionniste arrive au son de la cloche que j’ai fait sonner comme il est indiqué de faire. Les chambres avec salle de bain partagée sont toutes réservées mais pour les autres il en reste avec ou sans télé. Ce qui me convient le mieux est une chambre sans télé puisque je ne la regarde pas. Je visite et c’est convenable. La chambre est plus grande que celle d’hier et il y a une douche froide. Il n’y a pas de wifi mais je capte la 4G dans la chambre. Le vélo restera dehors sous un auvent et attaché à un poteau en bois. La particularité de cet hôtel est que la première nuit est de 20 heures et les suivantes de 24 heures. Comme je réserve deux nuits à partir du dimanche à environ 16 heures cela donne un « check out » le mardi vers midi au plus tard.

Avant de diner je vais faire un tour au port pour voir les possibilités de transport vers les îles voisines. Mon idée est de passer la journée de demain à Boracay. C’est une île très touristique qui a été fermée aux touristes pendant trois mois en fin de saison l’année dernière pour la nettoyer et évacuer les déchets qui s’y étaient accumulés. Ceci plante un peu le décor et inutile de dire que ce n’est pas le type d’endroit que je recherche. Cependant je suis ici et je peux facilement y faire une petite visite. Ensuite je voulais aller directement sur l’île de Tablas s’il y a une liaison depuis Caticlan.

Pour Boracay je n’arrive pas à avoir les renseignements car il faut une pièce d’identité et une réservation d’hôtel pour entrer dans le terminal où sont vendus les billets. Il y a un groupe « d’adventistes du septième jour » qui attendent assis devant le point de contrôle. Ils engagent la conversation et comme ils ont le temps cela se prolonge un peu. Je finis par prendre congé car les restaurants vont fermer et je n’ai pas encore diné.

Après avoir diné je vais voir aux guichets des compagnies qui sont accessibles mais je ne vois pas de liaison directe vers Tablas. Il y en a vers Roxas sur Mindoro. Les prix sont plus élevés que d’habitude mais la distance est peut-être aussi plus grande. La compagnie la moins chère est Montenegro sur laquelle le prix passager est de 480 pisos et celui pour le vélo de 432 Pisos soit un total de 912 Pisos. La compagnie Starlite Ferries avec laquelle j’ai eu le passage du vélo gratuit entre Matnog et Allen fait payer ici plus de 1000 Pisos pour le vélo. J’ai déjà quelques renseignements pour après-demain mais je voudrais en avoir plus  pour Boracay demain.

Je retourne donc au point de contrôle pour essayer soit de passer soit d’avoir plus d’informations de gens qui savent. Il y a deux femmes avec des cahiers et des documents qu’elles font remplir aux gens qui se rendent sur Boracay. Je demande si je peux faire un aller-retour sur Boracay demain. La première femme me demande si je connais quelqu’un qui habite sur l’île où si j’ai une réservation. Je n’ai ni l’un ni l’autre alors selon elle ce n’est pas possible.

Il n’y a plus de passagers qui attendent devant la table et je vois que l’autre dame écoute et voudrait intervenir. Je me décale donc vers elle et j’obtiens en une minute à peu près toutes les informations que je voulais. Je ne sais pas si ce qu’elle m’a dit est juste car cela contredit totalement ce que me disait la première. Les informations qu’elle me donne sont les suivants. Les départs pour la journée ne sont possibles qu’entre minuit et midi et les retours doivent se faire entre midi et minuit. Le prix par passager est de 25 Pisos auxquels il faut ajouter une taxe portuaire de 100 Pisos (très bonne affaire pour le port de Caticlan) et une taxe environnementale de 75 Pisos. Pour le vélo elle ne sait pas le prix. Cependant elle m’affirme que je pourrais passer le vélo. Elle me dit aussi qu’il y a un bateau qui part tous les jours pour Tablas à 9 heures. Je chercherai mieux demain ou après-demain car le guichet de la compagnie qui assure cette liaison se trouve peut-être ailleurs.

En parlant j’ai vu les guichets pour Boracay mais ils sont trop loin pour que je puisse lire. Je peux cependant m’en approcher jusquà une barrière et faire une photo. Il semble y avoir deux compagnies. La première affiche les prix qui m’ont été donnés et pour la deuxième qui est plus loin de la barrière je ne sais pas car le prix n’est pas lisible directement ni sur la photo.

Si les derniers renseignements que j’ai eus sont exacts je passerai la journée de demain sur Boracay. L’île ne fait que 9 kilomètres de longueur et un kilomètre de largeur. La masse des touristes s’agglutinent sur environ trois kilomètres autour de white beach et l’extrémité de l’île serait plus calme (voir déserte) et plutôt bien d’après les informations que j’ai eues. Les prix sur l’île seraient aussi plus élevés (multipliés par 3 environ). Si je ne peux pas aller à Boracay ce ne sera pas dramatique pour moi. Je ferai une visite des environs de Caticlan à la place et ce ne sera peut-être pas plus mal que la foule de Boracay.

 

J61 - lundi 11 mars 2019 - Caticlan – Boracay - Caticlan

Distance parcourue : 33,61 Km - Moyenne : 10,32 Km/h

Dénivelé montant : 428 m - Pente montante Maxi : 13 %

Dénivelé descendant : 428 m - Pente descendante Maxi : 16 %

Altitude départ : 4 m - Altitude arrivée : 4 m - Altitude Maxi : 76 m

Heure de réveil : 7h30 - Heure de départ : 9h35 - Heure d'arrivée : 16h25

 

J61B - lundi 11 mars 2019 - Caticlan – Boracay (traversée en bateau)

https://www.bikemap.net/en/r/4799413/#/z16/11.9331201,121.94489/google_roadmap

 

J61C - lundi 11 mars 2019 – Tour de Boracay

https://www.bikemap.net/en/r/4799415/#/z14/11.9677065,121.927175/google_roadmap

 

J61D - lundi 11 mars 2019 - Boracay – Caticlan (Traversée en bateau)

https://www.bikemap.net/en/r/4799417/#/z16/11.93427,121.94426/google_roadmap

 

J61E - lundi 11 mars 2019 - Caticlan port – Caticlan hôtel

https://www.bikemap.net/en/r/4799419/#/z18/11.929395,121.95042/google_roadmap

Aussitôt levé je vais prendre mon petit déjeuner à côté du port. C’est à environ 500 mètres de l’hôtel et cela me permet d’avoir confirmation que je peux bien aller à Boracay pour la journée sans avoir de réservation d’hôtel. C’est la jeune femme qui me disait hier que ce n’était pas possible qui est présente ce matin. Il n’y a plus de problème maintenant. Le cahier « one day » est ouvert et il suffit de s’y enregistrer. Je suis à pied pour l’instant et il faut que je revienne avec le vélo après avoir préparé la sacoche que je transporterai.

Sur le chemin de retour à l’hôtel je vois un bureau « 2GO » que je n’avais pas vu hier (il était peut-être fermé). J’y entre pour me renseigner sur les départs vers Tablas. Il y a un bateau tous les jours à 8 heures du matin pour Odiongan que mon interlocutrice situe sur Romblon. La ville de Odiongan est pourtant bien sur Tablas mais cette île doit dépendre administrativement de Romblon (pourtant beaucoup plus petite). J’ai remarqué hier que les philippins parlent de Romblon lorsqu’on évoque Tablas. Peu importe le nom, c’est bien là que je voudrai aller. Le prix pour le passager est de 550 pisos pour une traversée d’une durée de deux heures (distance identique à celles pour lesquelles je n’ai payé qu’une centaine de Pisos parfois). Pour le vélo ce serait 150 Pisos à payer au bateau ou au guichet 2GO sur le port. Je n’aime pas beaucoup cela car le prix peut être différent de celui annoncé d’abord. Je n’ai cependant pas trop le choix si je veux aller à Tablas car il semble que ce soit l’unique compagnie qui assure cette liaison.

De retour à l’hôtel je retrouve la roue arrière du vélo un peu dégonflée. J’ai jusqu’à midi pour m’inscrire pour Boracay et je décide de régler le problème plutôt que de me contenter de regonfler. Cette fois-ci je démonte la roue et je mets une chambre à air neuve. Je vérifie la chambre qui fuit en la trempant dans le seau d’eau de la salle de bain. La fuite est au bord d’une rustine que j’ai peut-être mal placée par rapport au trou. Ce n’est pas l’emplacement le plus facile et je me contente de remettre une deuxième rustine plus grande par-dessus la première. La chambre à air pourra servir en cas de besoin d’ici la fin du voyage et je regarderai cela de plus près lorsque je serai rentré.

De retour au port je fais les démarches dans l’ordre - s’inscrire sur le registre en montrant le passeport - acheter le billet et payer les taxes. Cette étape est simple ici car on paie tout en même temps et au même guichet. Billet de transport, taxe de terminal portuaire et taxe environnementale. Le prix du transport en bancas est seulement de 25 Pisos mais ce n’est pas l’idéal pour le vélo car les plages arrière et avant ne sont pas grandes et deux bateliers s’y installent pendant les manœuvres pour orienter l’embarcation avec des perches. Les grosses valises sont chargées sur le toit de la cabine et la coupée est étroite et m’obligerait à porter le vélo. Le bateau de la compagnie « Oyster ferries » est plus gros et les bagages encombrants voyages sur la grande plage arrière. La coupée d’embarquement est large et je pourrai facilement y faire rouler mon vélo. Je prends donc un billet à 100 Pisos chez Oyster Ferries. Cela ne fait pas une grosse différente car ce sont les taxes qui chiffrent le plus et elles sont identiques pour les passagers de toutes les compagnies.

Il faut ensuite que je rentre le vélo sur le port par une porte réservée au personnel qu’un gardien ouvre pour les gros bagages. Le vélo est sur le quai mais je dois ressortir et suivre le même circuit que les autres passagers. Il faut encore s’inscrire sur le registre de la compagnie. Après environ 5 minutes d’attente une hôtesse de la compagnie nous guide à travers les couloirs jusqu’au quai où est amarré le bateau. J’embarque le vélo sans difficulté et il semble être considéré comme un bagage car personne ne me demande rien et je ne demande rien à personne non plus. J’utilise l’antivol pour l’attacher à un garde-corps mais cela doit être inutile car les grosses valises sont simplement posées sur le sol.

Le bateau reste un moment à quai car de nouveaux passagers continuent d’arriver. Avec ce bateau on ne voyage pas sur le pont mais dans une cabine fermée et climatisée (un peu froide à mon goût) et assis sur de confortables fauteuils. La traversée fait moins de deux kilomètres et dure une dizaine de minutes.

Les quais et la rue devant le port de Boracay sont assez encombrés par les passagers qui arrivent et les véhicules qui les attendent pour les transporter à leurs hôtels. Je parviens à me frayer un chemin et je prends la route qui passe dans la ville à proximité de White Beach et se termine à l’extrémité nord de l’île. Il y a des travaux partout en ville avec du bruit, de la poussière et des embouteillages. Les maisons ne sont pas particulièrement jolies et, à côté de beaux hôtels, il y a des bâtiments très laids dont la construction a dû commencer il y a très longtemps mais qui n’ont jamais été terminés. Il n’y a rien de beau en ville et cette station ne doit probablement sa réputation qu’à ses plages. Je fais un petit tour sur White beach. Je m’attendais à une plage bondée mais c’est loin d’être le cas. Ce n’est pas désert mais il reste beaucoup de sable libre. Du côté de la mer c’est beaucoup mieux mais cela me semble assez insuffisant au regard de la réputation de l’île.

Je pousse ensuite jusqu’au bout de la route qui se termine sur Puka Shell Beach. C’est aussi une belle plage avec encore moins de monde que sur White beach mais aussi hélas avec encore des bâtiments horribles pas loin. J’ai apporté mon repas et je mange dans un coin tranquille à l’ombre. Même si le lieu n’a rien d’extraordinaire c’est quand même une belle plage et une baignade s’impose. On peut facilement nager ici car l’eau est vite assez profonde. Sur la partie sable il n’y a pas grand-chose à voir mais plus loin dans les herbes il y a quelques jolis poissons mais c’est ainsi partout ailleurs dans les eaux des Philippines.

Je reviens vers le port en faisant quelques crochets vers d’autres plages. L’île n’est pas plate et il y a quelques belles pentes et aussi quelques jolis points de vue.

Je prends le bateau du retour vers 16h30 en me félicitant de ne pas avoir choisi de passer plusieurs jours ici. Je suppose que c’est un bon endroit pour ceux qui passent leurs vacances entre plus ou moins de plages et plus ou moins d’activités nocturnes. Ce ne sont pas les vacances que je recherche et cette île n’est pas faite pour moi. C’est d’ailleurs sans surprise car je m’attendais un peu à cela. J’avais quand même imaginé une ville plus soignée et une île mieux entretenue.

J’ai prolongé mon séjour à Caticlan d’une journée et je pense faire une boucle d’environ 90 kilomètres demain. Si cette distance il y a environ 35 kilomètres que j’ai déjà parcourus hier mais certaines parties méritent bien un second passage.

 

J62 - mardi 12 mars 2019 – Caticlan – Pandan - Caticlan -

Distance parcourue : 87,32 Km - Moyenne : 15,58 Km/h

Dénivelé montant : 638 m - Pente montante Maxi : 9 %

Dénivelé descendant : 638 m - Pente descendante Maxi : 10 %

Altitude départ : 4 m - Altitude arrivée : 4 m - Altitude Maxi : 154 m

Heure de réveil : 7h30 - Heure de départ : 8h57 - Heure d'arrivée : 16h15

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Je quitte l’hôtel vers 9 heures et je commence mon parcours promenade vers 9h15 après avoir pris le petit déjeuner en ville. Il fait beau, la route est peu fréquentée et en bon état et elle alterne le bord de mer et les petites collines. Toutes les conditions sont remplies pour une journée de balade agréable.

La plus grosse montée de la journée qui n’est pas bien méchante est franchie avant le kilomètre 15.Le reste du parcours sur la côte ouest jusqu’à Pandan au kilomètre 54 environ est plutôt plat et agréable. Je fais un petit arrêt soupe + café au kilomètre 15 environ dans un sympathique petit restaurant à côté du port de Buruanga. Il y a un ferry de la compagnie Montenegro au quai et je me renseigne sur sa destination. Il part tous les jours à minuit ou une heure du matin pour Roxas (qu’il faut prononcer Rorras) sur Mindoro. Il y en a également qui partent de caticlan à des heures plus adaptées et celui-ci n’a aucun intérêt pour moi.

Il y a un vendeur ambulant de glaces devant une école vers le kilomètre 45. Il est au bon emplacement car il y a tout un groupe d’enfants qui mangent leurs glaces. Je prends aussi un cornet avec deux parfums alternés à 10 Pisos. Il ne faudrait probablement pas en abuser mais de temps en temps c’est bon et rafraichissant. Comme souvent dans les groupes d’enfants il y en a un qui fait le malin et fait rire les autres. C’était un petit groupe très joyeux mais je n’ai pas pensé à sortir l’appareil photo.

Vers le kilomètre 50 je fais la pause déjeuner dans un petit restaurant bien tenu par des gens sympathiques et causants. J’arrive ensuite rapidement à Pandan où je rejoins le route que j’ai prise il y a quelques jours entre Culasi et Caticlan. Je connais donc le reste du parcours qui, comme la première partie alterne des passages très plats et d’autres un peu vallonnés.

Je suis de retour à l’hôtel à 16h15. Ce n’est pas trop tard et c’est bien car il faut que je rassemble toutes mes affaires qui sont un peu éparpillées pour être prêt de bonne heure demain. Le bateau pour Odiongan sur Tablas part à 8 heures et il faudrait que je sois au port vers 7h15.

 

 

J63A - mercredi 13 mars 2019 – Caticlan hôtel – Caticlan port

Distance parcourue : 0,56 Km - Moyenne : 10,5 Km/h

Dénivelé montant : 0 m - Pente montante Maxi : 0 %

Dénivelé descendant : 0 m - Pente descendante Maxi : 0 %

Altitude départ : 4 m - Altitude arrivée : 4 m - Altitude Maxi : 4 m

Heure de réveil : 6h15 - Heure de départ : 6h44 - Heure d'arrivée : 6h50

https://www.bikemap.net/en/r/4801833/#/z18/11.92911,121.951215/google_roadmap

 

J63B - mercredi 13 mars 2019 – Caticlan (Panay) – Odiongan port (Tablas) – Traversée en Ferry

Distance parcourue : 64,88 Km - Moyenne : 25,8 Km/h

Heure de départ : 8h45 - Heure d'arrivée : 11h18

https://www.bikemap.net/en/r/4801828/#/z11/12.1749378,121.933136/google_roadmap

 

J63C - mercredi 13 mars 2019 – Odiongan port (Tablas) – Odiongan hôtel (Tablas)

Distance parcourue : 6,53 Km - Moyenne : 9,3 Km/h

Dénivelé montant : 9 m - Pente montante Maxi : 2 %

Dénivelé descendant : 0 m - Pente descendante Maxi : 0 %

Altitude départ : 0 m - Altitude arrivée : 9 m - Altitude Maxi : 9 m

Heure de départ : 11h40 - Heure d'arrivée : 12h35

https://www.bikemap.net/en/r/4801832/#/z15/12.4085302,121.986785/google_roadmap

On peut acheter les billets à l’avance avec la compagnie 2GO. C’est la première compagnie maritime des Philippines que j’utilise qui donne cette possibilité. Pour éviter une éventuelle file d’attente ce matin j’ai acheté mon billet hier soir. Il n’y avait que deux personnes devant moi et l’organisation de 2GO est bonne et permet une transaction rapide. Le portier demande d’abord aux clients à qui il a ouvert la porte ce qu’ils souhaitent et leur donne à remplir le formulaire qui convient. Pour une réservation il y a peu de renseignements à donner. Il faut juste indiquer la date du voyage, la destination, aller simple ou aller et retour, les nom et prénom ainsi que le sexe et l’âge. Il y a aussi des cases à cocher pour le type de prestations. Je laisse ces cases vides car je ne sais pas à quoi cela correspond. Le portier se charge ensuite de déposer le document à la bonne place dans la pile et invite le client à s’asseoir en attendant son tour. Le fauteuil était confortable et la température correcte. J’aurai bien volontiers attendu un peu dans ces conditions mais mon attente n’a pas duré plus de deux minutes. Pour le type de billet je dis que je veux le moins cher et la vendeuse coche la case qui convient. L’avantage du formulaire est que la personne qui délivre les billets voit tout de suite l’âge du client. Elle m’annonce donc le prix senior en me demandant mon ID (passeport dans mon cas). J’avais prévu cela et je l’avais sur moi. J’ai donc bénéficié du tarif senior à 491 Pisos au lieu de 550 sans avoir rien demandé. Pour le vélo elle me dit que c’est 150 Pisos qu’il faudra payer au moment du départ au guichet de contrôle qui est au terminal. J’avais déjà repéré ce guichet lorsque je cherchais où acheter les billets de la compagnie 2GO. Elle me répète deux fois les consignes. Le bateau part à 8 heures et il faut être sur place avant 7h30 et c’est mieux à 7 heures.

J’ai donc mis le réveil plus tôt ce matin et je quitte l’hôtel vers 6h45. Le port est à 500 mètres et j’ai le temps de m’arrêter à une boulangerie pour y acheter quelques biscuits qui feront mon petit déjeuner pendant la traversée. Je suis au guichet de contrôle de 2GO à 6h50. Il faut présenter le billet et le passeport. La personne qui est là vérifie la correspondance des noms, met un coup de tampon sur le billet et découpe un des deux coupons qu’elle garde. Pour le vélo elle me dit qu’il faudra payer au terminal.

Il faut ensuite laisser le vélo sur le parking à côté des gardiens qui le surveillent et aller attendre au terminal passager. La procédure est la même que pour le départ vers Boracay. Le contrôle de sécurité à l’entrée du terminal ressemble aux contrôles dans les aéroports. Il faut passer sous un portique et les bagages sont radiographiés. Je n’ai pas de bagages car les sacoches sont sur le vélo et elles n’auront droit à aucun contrôle. Je pense qu’il en est de même pour les voitures et camions car l’inspection de tous les véhicules serait très longue.

Il n’y a aucun guichet 2GO au terminal mais par contre je retrouve un jeune philippin avec qui j’avais fait connaissance lorsque je me renseignais pour la traversée vers Boracay. Je lui explique la situation qu’il comprend et prend en charge. C’est le comportement que j’ai rencontré avec une très grande majorité des Philippins que j’ai rencontrés. Il va demander aux personnes qui inspectent les bagages. Ils nous renvoient vers le guichet 2GO qui est à l’entrée du terminal. Tous les dialogues entre philippins sont en Tagalog et je ne comprends pas ce qu’ils disent. Le jeune philippin me dit à la fin qu’il faudra que je paie dans le bateau.

L’embarquement commence vers 8h15 et il faut que je retourne au parking pour prendre mon vélo. Je rejoins la file d’attente et je la suis. Les piétons montent à bord par une large coupée qui se trouve à droite de la passerelle d’embarquement des véhicules. Il y a du personnel de la compagnie pour aider les gens qui ont des problèmes avec leurs valises. Je pensais que mon vélo allait voyager avec les voitures et camions comme d’habitude mais un des employés qui s’occupe du chargement des véhicules dit à ceux qui s’occupent des passagers qu’il faut le mettre à l’intérieur. La traversée de la coupée ne pose pas de problème mais il y a ensuite des escaliers. Une jeune fille contrôle les billets en bas qui dit aux gens où aller. Ma place est au deuxième étage. Il y aurait de la place pour le vélo à côté de l’escalier mais deux employés s’en emparent, en grimaçant un peu car il est plus lourd que ceux qu’ils doivent transporter d’habitude, et le montent au deuxième étage. Personne ne m’a demandé de billet pour le vélo. Son transport est donc finalement gratuit.

Il ne me reste plus qu’à le faire rouler jusqu’à un emplacement libre à coté de ma couchette et à croiser les doigts pour qu’il y ait quelqu’un pour le redescendre de là. Le bateau est récent et confortable. Les toilettes sont modernes, grandes et propres. Il y a une fontaine d’eau potable, un restaurant et un petit commerce.

Nous quittons le quai vers 8h45. Le navire est aussi plus stable que les précédents et il avance beaucoup plus vite.

Nous arrivons à Odiongan vers 11h20 après un peu plus de 2h30 de navigation tranquille pendant laquelle j’ai dormi un peu. Odiongan n’est pas la destination finale du bateau qui continue vers Batangas. Je n’avais pas compris cela au début et je trouvais bizarre que beaucoup de passagers aient pris des options avec draps et couvertures et s’installent comme pour une longue nuit. Il y a finalement peu de gens qui descendent ici mais il y en a qui embarquent. J’ai attendu un peu en espérant avant de descendre en espérant que quelqu’un viendrait chercher mon vélo. Personne ne vient et je commence à le descendre seul dans le premier escalier. Ce n’est pas facile et même un peu risqué mais il n’y a personne alors ça se passe bien. Pour l’étage suivant c’est plus compliqué car il y a des gens qui montent. Heureusement pour moi il y a aussi du personnel du bateau pour prendre en charge mon vélo jusqu’en bas.

Il ne me reste plus qu’à l’enfourcher et à prendre la direction de la ville qui est à environ trois kilomètres du port. J’avais prévu de regarder les horaires et les prix pour la prochaine traversée vers Roxas sur Mindoro island mais je ne dois pas encore remis de ma sieste sur le bateau et j’oublie de le faire.

Il y a un Jollibee à Odiongan et je commence par déjeuner car le petit déjeuner du matin a été plutôt léger. Je fais ensuite le tour des hôtels que j’avais sélectionné. Le premier « Shellborne hotel » est à une centaine de mètres du Jollibee mais la réception est à l’étage et il faudrait probablement que je laisse mon vélo en bas de l’escalier. Je vais jusqu’au second « Buena Vida » qui a une petite cour. Les chambres pour une personne avec ventilateur et salle de bain partagées sont à 600 Pisos. Je demande à visiter et je trouve une toute petite chambre sans fenêtre et séparée des autres par une petite cloison métallique. Je ne suis pas difficile mais je pense pouvoir trouver mieux pour le prix. Je retourne donc au « Shellborne hotel ». L’accueil est très sympathique et il y a des chambres simples avec ventilateur et salles de bain partagées à 250 Pisos. Elles sont assez grandes, meublés avec un lit, une table et une chaise et elles ont une fenêtre. La chambre est mieux que celle de «  Buena Vida » avec un prix à moins de la moitié. Il y a de plus des espaces communs confortables avec la télé et aussi une salle à manger pour ceux qui apportent leur repas. Il y a un distributeur d’eau potable chaude et froide à la réception. La tasse d’eau chaude ainsi que le litre d’eau froide sont à 5 pisos. Il n’y a pas de wifi. Je capte la 4G mais Internet est extrêmement lent. C’était déjà ainsi sur le bateau à l’arrivée et je pense que ce doit être la même chose sur toute l’île. Il faudra faire avec. Le vélo restera en bas de l’escalier cadenassé à la rampe. Tout ceci me convient et je ne visite pas les autres hôtels de la ville.

Lorsque le soleil est un peu plus bas je retourne au port pour voir les horaires des bateaux pour la destination suivante. Pour Roxas (Mindoro) il n’y a que trois départs pas semaine les mercredi, vendredi et dimanche à 20 heures. La traversée coûte 350 Pisos en classe économique et le vélo serait gratuit. Ce n’est pas écrit mais par chance nous sommes mercredi et le guichet est ouvert car le bateau part dans un peu plus de deux heures. C’est donc la personne qui est au guichet de la compagnie « Starlite Shipping Ferries » qui me donne l’information. J’espère qu’elle sera encore là lorsque je prendrai mon billet. Ce sera vendredi ou dimanche probablement. Le mercredi 20 mars est la dernière limite pour aller sur Mindoro et faire le parcours prévu. Je peux aussi facilement réduire le nombre d’étapes sur Mindoro et rester plus sur Tablas et éventuellement sur Romblon. Je n’ai pas encore décidé et j’y verrai plus clair demain après une première petite visite du sud de l’île avec bagages légers.

 

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