Philippines - Tablas

J64 - jeudi 14 mars 2019 - Odiongan – Santa Maria – Looc - Odiongan

Distance parcourue : 67,48 Km - Moyenne : 11,41 Km/h

Dénivelé montant : 883 m - Pente montante Maxi : 19 %

Dénivelé descendant : 883 m - Pente descendante Maxi : 20 %

Altitude départ : 9 m - Altitude arrivée : 9 m - Altitude Maxi : 460 m

Heure de réveil : 7h00 - Heure de départ : 8h41 - Heure d'arrivée : 17h20

https://www.bikemap.net/en/r/4803258/#/z12/12.3247205,122.03128/google_roadmap

Attention entre les kilomètres 8 et 16 du parcours ce n'est qu'un petit sentier difficile avec une seule sacoche et non adapté pour un vélo chargé.

Vers 8h40 je quitte l’hôtel avec un bagage léger après avoir pris un petit acompte sur le petit déjeuner dans la chambre avec un gobelet d’eau chaude à 5 pisos, une dose de café et quelques biscuits. Je n’ai presque plus de sachets d’infusion mais il me reste beaucoup de doses de café instantané puisque j’ai boudé cette boisson cette année. Les deux femmes qui sont à la réception ce matin s’intéressent à mes doses de café. Elles ont du « trois en un » et des préparations pour boissons chocolatées mais elles ne semblent pas connaitre ces petites doses de café instantané. Je n’ai pris qu’une dose avec moi mais je redescends leur en offrir quelques unes. Elles ne me manqueront pas car il m’en reste beaucoup plus que je ne peux en boire pendant le reste du voyage.

Je complète le petit déjeuner pris dans la chambre par une assiette de spaghettis au Jollibee.

Pour aujourd’hui j’ai prévu de rejoindre Santa Maria par une route qui coupe à travers la montagne pour ensuite revenir à Odiongan en suivant la côte sud. Le problème est que la route qui coupe par la montagne n’est visible que sur les cartes Google où elle est en blanc. Sur les cartes Google ce type de tracé correspond à des routes très différentes les unes des autres. Ce peut être une excellente route comme un sentier impraticable. Locus indique des passages avec des pentes jusqu’à 30% et ce n’est pas très encourageant. Cependant j’ai déjà eu un parcours où Locus annonçait des pentes impossibles et sur le terrain c’était en dessous de 10%. J’ai reconnu le départ hier soir en allant au port et c’est une route bétonnée.

La route qui traverse l’île commence au kilomètre 3 environ et elle monte avec une pente plutôt faible jusqu’au kilomètre 7 environ. Ensuite c’est encore bétonné mais la pente passe à 15%. Sur un bon revêtement et avec un vélo peu chargé ça passe. Vers le kilomètre 8,5 la route bétonnée débouche sur un chantier. Il y a une pelle mécanique avec le moteur qui tourne mais le conducteur prend la pose à l’ombre dans une cabane en bois. Lorsqu’il me voit arriver il sort pour me dire que l’on ne peut pas aller plus loin. Je lui réponds que je peux traverser le chantier en poussant le vélo. Il me dit que je peux peut-être passer jusqu’à Santa Maria mais qu’il faudra encore beaucoup marcher en montée, sur le plat et en descente. Il termine en me disant d’être prudent et retourne à l’ombre. Je crois volontiers tout ce qu’il dit mais je suis ici et je vais quand  essayer de passer même si je dois pousser le vélo jusqu’à Santa Maria.

La traversée du chantier ne pose pas de problème mais le sentier qui continue ensuite ne correspond pas au tracé des cartes Google. Le sentier est vraiment très étroit et je dois le plus souvent marcher dans les broussailles et faire rouler le vélo sur la trace ou l’inverse suivant ce qui va le mieux. Il y a parfois des bifurcations et je ne peux pas me fier à la carte Google qui ne place pas le sentier au bon endroit. J’ai du nez et je ne me trompe qu’une fois. J’aurais d’ailleurs dû comprendre mon erreur avant le point où j’ai fait demi-tour car j’ai dû ouvrir deux barrières pour passer avant d’arriver à un point où tous les sentiers qui continuent ont une pente où il m’est impossible de passer avec le vélo. Je laisse le vélo avec les chèvres qui broutent et je suivi le sentier qui semble aller dans la bonne direction. J’ai dû m’aider des mains pour monter et il m’est donc impossible de faire passer le vélo par ici. C’est dommage car le passage n’est pas très long et il débouche bien sur la bonne trace mais je n’ai pas d’autre solution que de revenir sur mes pas jusqu’à l’intersection où j’ai fait le mauvais choix.

Il y a encore quelques passages un peu délicats avant le sommet qui est à environ 450 mètres d’altitude. Le tracé Google correspond ensuite à l’emplacement du sentier et il n’y a plus de risque d’erreur à une bifurcation. Il y a aussi de nombreux passages difficiles dans la descente mais là je fais volontairement rouler dans le vélo dans les broussailles. Elles le freinent et je peux m’en servir d’appui lorsque le sentier est trop glissant pour mes pieds.

Sur tout ce parcours il y a de beaux paysages avec de superbes vues sur la mer. Il y a de temps en temps quelques cabanes et aussi des barrières qui indiquent que des gens vivent ou au moins viennent parfois ici. La présence de chèvres, de bouses de vaches et d’herbes à balai qui sèchent laissent supposer que des gens vivent en permanence ici mais je n’ai pas vu âme humaine entre le conducteur de la pelle mécanique et le premier hameau qui se trouve dans le dernier tiers de la descente sur Santa Maria. Ce calme est agréable mais il oblige à redoubler de prudence car en cas d’accident les secours risquent de mettre du temps à venir. C’est probablement cet isolement qui a poussé le conducteur de la pelle mécanique à me conseiller d’être prudent.

Environ 3 kilomètres avant Santa Maria le sentier devient un large chemin caillouteux puis une belle route bétonnée. Je fais un tour dans le village pour voir s’il y a un restaurant. Je ne vois rien dans le village mais j’ai vu un petit étal de desserts à l’endroit où la route qui traverse la montagne rejoint celle qui suit la côte. Je prends des espèces de petits beignets. La dame m’a dit le nom mais cela ne m’a pas beaucoup aidé pour savoir ce que c’était. C’est plutôt bon et j’ai complété avec deux bananes cuites et sucrées et un Halo Halo (glace pillé avec des cochonneries dedans). Les deux femmes étaient sympas et un homme est venu me tenir la conversation pendant que je mangeais.

A ce point il devait rester 53 kilomètres pour rejoindre Odiongan par la route qui suit la côte mais une erreur d’itinéraire m’a fait gagner environ 5 kilomètres. Le parcours côtier est plat jusqu’à Looc et plutôt vallonné avec de courtes pentes de 10% sur une dizaine de kilomètres ensuite. J’arrive à Odiongan largement avant la nuit et je fais un petit tour en ville car je n’ai pas eu de mangues depuis avant-hier. J’ai vu des manguiers sur le parcours mais aucune à vendre au bord de la route. Je n’en trouve pas non plus à Odiongan et je dois me contenter de quelques oranges.

Pour demain j’ai prévu de suivre la côte vers le nord sur environ 55 kilomètres jusqu’à San Agustin. Sur ce parcours il n’y a qu’une seule vraie montée avec encore des pentes à 10% et un point culminant à un peu plus de 200 mètres d’altitude. Il y a un bateau qui part tous les jours à 6 heures du matin de San Agustin pour Romblon. Cet horaire matinal est loin d’être idéal pour moi mais sauf changement d’avis demain je le prendrai vendredi matin.

 

J65A - vendredi 15 mars 2019 - Odiongan – San Agustin

Distance parcourue : 54,10 Km - Moyenne : 12,60 Km/h

Dénivelé montant : 397 m - Pente montante Maxi : 8 %

Dénivelé descendant : 402 m - Pente descendante Maxi : 7 %

Altitude départ : 9 m - Altitude arrivée : 4 m - Altitude Maxi : 194 m

Heure de réveil : 7h15 - Heure de départ : 9h28 - Heure d'arrivée : 15h16

J65A - vendredi 15 mars 2019 - Odiongan – San Agustin

https://www.bikemap.net/en/r/4804835/#/z12/12.5108593,122.06005/google_roadmap

 

J65B - vendredi 15 mars 2019 – San Agustino – Romblon (traversée en bancas)

Distance parcourue : 15,45 Km - Moyenne : 17 Km/h

Heure de départ : 17h40 - Heure d'arrivée : 18h35

 

J65C - vendredi 15 mars 2019 – Romblon Port – Romblon hôtel

Distance parcourue : 2,71 Km - Moyenne : 6,8 Km/h

Dénivelé montant : 9 m - Pente montante Maxi : 2 %

Dénivelé descendant : 1 m - Pente descendante Maxi : 2 %

Altitude départ : 2 m - Altitude arrivée : 10 m - Altitude Maxi : 10 m

Heure de départ : 18h43 - Heure d'arrivée : 19h40

https://www.bikemap.net/en/r/4804884/#/z17/12.575845,122.268945/google_roadmap

Je fais mes préparatifs sans précipitation ce matin. L’étape prévue est courte et je n’ai pas d’heure précise pour arriver puisque le bateau pour Romblon ne part que demain matin. Comme les jours précédents le petit déjeuner commence par un café avec des biscuits dans la chambre. Je quitte l’hôtel vers 9h30 et je m’arrête quelques dizaines de mètres plus loin au Jollibee pour compléter mon repas du matin.

Le début du parcours est facile. C’est le plus souvent plat et les quelques montées qui cassent la monotonie ne sont ni longues ni pentues. Je ne tarde pas à passer devant un étal avec des mangues et des bananes. Je m’arrête pour faire ma provision de fruits. Les mangues sont à 60 Pisos le kilogramme au lieu des 100 à 150 Pisos habituels. Les bananes sont à 40 Pisos le kilogramme ce qui est un prix assez habituel. Les mangues semblent rares à Tablas alors j’en prends un kilogramme qui devrait me faire deux jours. Les bananes sont faciles à trouver et je me contente de 700 gammes. Je fais une petite pause fruits sous un abri à l’ombre vers le kilomètre 30 environ.

Je ne vois pas de restaurant sur le bord de la route alors, vers le kilomètre 37, je fais un court détour pour passer dans le petit port de Calatrava. Je trouve facilement un restaurant correct et calme.

La « difficulté » du jour commence au kilomètre 40 environ. C’est une montée d’environ 3 kilomètres avec des pentes raisonnable à 8% Maxi et une altitude Maxi à environ 200 mètres. Malgré l’heure il y a souvent de l’ombre sur le côté droit de la route. Il y a très peu de circulation alors je n’hésite pas à rouler à gauche lorsque l’ombre se trouve de ce côté. Depuis le point haut et dans la descente il y a de beaux points de vue sur Romblon et Sibuyan. Sibuyan est en partie cachée par Romblon mais comme elle a des sommets beaucoup plus hauts ils restent visibles en arrière-plan.

Le reste du parcours est facile et j’arrive rapidement et facilement à San Agustin. Je commence par un arrêt boisson dans un petit étal qui vend de l’eau de coco à 5 Pisos le verre. J’ai très soif et j’en bois deux. Je me dirige ensuite vers le port où deux Ferries sont en attente. Celui de Montenegro ne part que demain matin. C’est celui que j’avais prévu de prendre mais il part finalement à 4 heures du matin soit deux plus tôt que l’horaire qui était affiché à Odiongan. C’est vraiment un mauvais horaire. L’autre ferry appartient à une autre compagnie mais il ne part pas demain.

Je suis rapidement abordé par des gens qui me proposent de prendre une bancas qui part à 16h30. Le prix commence à 1 200 Pisos. Je ne sais pas si c’était une plaisanterie mais quand je dis que je prendrai le ferry de Montenegro demain matin il tombe à 100 Pisos. J’apprends plus tard en discutant avec une personne qui vit ici que c’est bien le prix. Pour le vélo il faut voir avec le propriétaire du bateau. Il n’est pas loin et il annonce 100 Pisos pour le vélo aussi. Cela fera une traversée à 200 Pisos plus le prix du chargement que les hommes qui attendent ici me proposent de faire. Ils annoncent aussi des prix fantaisistes mais je n’ai pas vraiment besoin de leurs services et je peux me débrouiller seul en enlevant les sacoches. Ils sont 4 et je leur propose 20 Pisos chacun. Ce doit être suffisant et sans doute beaucoup (mais ce n’est que 1,35 Euros pour moi) car le vélo équipé se retrouve sur la bancas en quelques secondes.

Juste après le chargement je vois arriver deux jeunes et charmantes jeunes femmes qui m’abordent en français. Elles cherchent des informations sur les moyens de se rendre à Romblon où elles ont réservé un hôtel. Elles ont visité Banaue (rizières en terrasses au centre de Luzon) et sont rentrées sur Manille hier soir par avion. Après une courte nuit elles ont encore pris avion et bus pour venir ici. Elles ont aussi eu des propositions à 1000 Pisos pour une traversée en bancas vers Romblon. Je leur donne le prix de 100 Pisos pour la traversée avec la bancas et elles semblent un peu soulagées d’avoir trouvé un moyen de transport jusqu’à Romblon. Les hommes qui m’ont proposé leurs services pour le vélo leurs proposent de charger leur sac à dos. Lorsque c’est fait ils demandent 50 Pisos par sac. Cela ne marche pas et ils en obtiennent 20 et semblent quand même satisfaits. C’est la première fois aux Philippines que je suis confronté à ce comportement avec les voyageurs étrangers. Jusque-là j’ai plutôt eu l’impression que le prix était le même pour tous à l’exception quand même de certaines attractions ou entrées (requins baleines et twin lakes) qui sont plus chères pour les étrangers mais c’est affiché.

Nous ne partons finalement qu’à 17h40 car il faut attendre des gens qui arrivent de l’aéroport. Je suppose que ce sont des habitants de Romblon qui ont téléphonés au capitaine du bateau pour leur dire d’attendre. Sur le bateau les deux jeunes françaises se rendent compte que l’hôtel qu’elles ont réservé n’est pas sur l’île principale de Romblon mais sur Alad (nom sur les cartes Google). C’est un ilot qui est un peu plus au nord. Elles téléphonent à l’hôtel qui leur demande d’abord de se faire déposer sur l’ilot. Le patron du bateau dit qu’il ne peut pas car il y a des rochers et il faut un bateau sans quille. Finalement tout s’arrange pour elles et le patron de l’hôtel enverra un bateau pour les amener à destination.

Il fait nuit lorsque nous arrivons. J’ai enlevé mes sacoches pendant que nous attendions le groupe de l’aéroport et je peux décharger seul, ou du moins avec la même aide que les autres passagers, mes bagages et mon vélo. Je pars ensuite à la recherche d’hôtels en commençant par ceux que j’avais sélectionnés. Pour les deux premiers il n’y a personne à la réception. C’est souvent une indication que l’hôtel est complet et je n’attends pas. Un autre a des chambres à 1500 Pisos et un autre, le « Mauravian Hotel » est aussi complet mais des chambres à 600 Pisos seront libres dès demain matin 7 heures. Je ne souhaite pas passer la nuit dehors à attendre demain 7 heures et je continue mes recherches. Je pars en direction des autres hôtels qui sont signalés sur les cartes Google. Le premier sur ma route « D’Maestro Inn » a des chambres avec ventilateur et douche froide à 500 Pisos. Il est à quelques dizaines de mètres de l’endroit où nous avons débarqué et j’aurais gagné une heure de sommeil si j’avais regardé les panneaux en sortant du bateau. Perdre une heure n’est pas grave et j’ai visité un peu Romblon city et ses petites ruelles. La ville semble jolie et assez touristique. Je réserve pour deux nuits et je prolongerai peut-être. Mon vélo est dans l’entrée non surveillée au rez de chaussée. Il y a le wifi dans la chambre mais je n’ai pas testé la qualité de la connexion car je n’ai pas demandé le mot de passe. Je le ferai demain mais ce n’est pas important car je capte la 4G et j’ai un bon débit ici.

J’envisage de faire le tour de l’ile demain. Il fait une quarantaine de kilomètres et peut-être cinquante en empruntant une petite route qui longe la côte est.

 

J66 - samedi 16 mars 2019 – Romblon repos et visite

Distance parcourue : 46,76 Km - Moyenne : 11,63 Km/h

Dénivelé montant : 543 m - Pente montante Maxi : 11 %

Dénivelé descendant : 543 m - Pente descendante Maxi : 15 %

Altitude départ : 10 m - Altitude arrivée : 10 m - Altitude Maxi : 136 m

Heure de réveil : 7h30 - Heure de départ : 10h43 - Heure d'arrivée : 17h15

https://www.bikemap.net/en/r/4805830/#/z13/12.5312103,122.28297/google_roadmap

Rien ne presse ce matin et je profite d’une bonne connexion réseau avec mon forfait Globe pour planifier un peu le reste du parcours. Il ne reste qu’un peu plus de deux semaines avant le retour et j’ai réservé deux nuits à Manille. Il faut donc étudier un peu le parcours restant pour arriver comme prévu le lundi 01 avril dans l’après-midi à Manille. Je pense passer 7 ou 8 jours sur Mindoro mais je peux si nécessaire rejoindre Calapan en deux jours Puerto Galera en trois jours depuis Roxas. Il faut ensuite encore deux jours pour faire le parcours entre Batangas et Manille.

En restant sur l’option d’un circuit de 8 jours sur Mindoro Il faut que je sois au plus tard le jeudi 21 mars au soir à Roxas. Comme le bateau qui fait la liaison Odiongan – Roxas ne fait que trois rotations par semaine les Mercredi, vendredi et dimanche je fixe mon arrivée à Roxas pour le mercredi 20 mars (vers 22 heures). Ceci me permet d’être à Batangas le jeudi 28 ou le vendredi 29 et donc de pouvoir retirer ma carte de résident étranger au bureau d’immigration.

Il y a quand même une petite incertitude qui pourrait poser problème. L’itinéraire que je prévois remonte la côte Est de Mindoro qui se termine à Abra De LLog. Il y a une chaine de montagne qui sépare Abra de Llog et Puerto Galera et aucune route ne la traverse. Certaines cartes montrent une liaison par bateau entre Abra de Llog et Puerto Galera et même entre Abra De Llog et Batangas. J’ai pu vérifier lors de ce voyage que les cartes des liaisons maritimes ne sont pas exactes. Le risque de devoir prendre un bus à Abra de Llog pour rejoindre Puerto Galera en faisant presque le tour complet de Mindoro existe donc. Je pense qu’il est faible et pour l’instant je reste sur ce programme.

Il y a des liaisons quotidiennes entre Romblon et San Agustino sur Tablas. Le Ferry de la compagnie Montenegro part tous les jours à midi de Romblon et celui de la compagnie StarHorse par à 12h30 tous les jours sauf le samedi. Il reste à savoir les conditions de transport du vélo pour lequel il faut que je me renseigne.

Je pourrais ne revenir sur Tablas que le mercredi 20 car le parcours entre San Agustino et le port d’odiongan et faisable en 4 heures en passant par le nord de Tablas. J’ai déjà parcouru cette route dans l’autre sens et je préfère passer par le sud que je n’ai pas totalement exploré. Le parcours Sud fait environ 80 kilomètres et il n’est pas faisable en 4 heures. Il faut donc que je rejoigne Tablas le mardi 19 mars. Je ferai le parcours San Agustino – Looc le mardi entre 14 et 18 heures et le parcours Looc – Odiongan dans l’après-midi du mercredi avec pour objectif d’arriver au port d’Odiongan entre 17h30 et 18 heures (le bateau part à 20 heures).

Il reste à trouver des choses à faire jusqu’à mardi midi. J’ai d’abord envisagé d’aller sur Sibuyan. Ce n’est pas loin de Romblon mais l’île est assez grande avec de hautes montagnes. Je n’aurai le temps ni d’en faire le tour en vélo ni de monter à un sommet à pieds. J’abandonne donc cette idée et je pense plutôt rester sur Romblon jusqu’à mardi midi. Je peux faire le petites routes de la côte est demain et prendre une journée de repos, baignade lundi. Pour l’instant c’est mon programme.

Je quitte l’hôtel vers 10h45 et je commence par visiter un peu la ville côté mer et faire quelques courses. Je cherche ensuite les guichets des deux compagnies de ferry mais je ne les trouve pas. Je finis par y parvenir en demandant plusieurs fois.

La compagnie StarHorse n’a pas de bateau en partance ce matin et le local est en travaux. Les panneaux sont donc à l’intérieur du bâtiment et je ne pouvais pas les voir. Le prix pour le passager entre Romblon et San Isidro est de 80 Pisos. Pour le vélo ce serait 150 Pisos mais rien n’est écrit. La compagnie

Montenegro n’a pas de guichet mais une simple table à l’intérieur d’un commerce. Lorsque je trouve l’emplacement de ce point de vente il y a déjà beaucoup de gens qui attendent pour prendre leurs billets. Les prix affichés ne correspondent pas au trajet du bateau en partance. Je demande à la vendeuse qui me répond du bout des lèvres 80 Pisos. Je n’ai pas de réponse pour le vélo mais une passagère me dit en insistant que c’est gratuit. Je ne la contrarie pas mais je reviendrai demander à la vendeuse lorsqu’il n’y aura plus personne.

Il est l’heure de manger et je m’installe à un restaurant d’où je peux surveiller le guichet. Lorsque j’ai terminé mon repas il n’y a plus que la vendeuse et deux personnes du bateau qui viennent chercher la liste des passagers. Je ne traine pas car la vendeuse ne va pas tarder à partir. Pour le vélo ce serait 330 Pisos soit plus de quatre fois le prix pour le passager. C’est aussi plus du double du prix de StarHorse alors le choix est vite fait. Il faut encore que je regarde le prix des Bancas. Ce sera sans doute comparable au prix de StarHorse en moins pratique qu’un ferry. Cependant si une Bancas part plus tôt cela pourrait rester une option. Il faudra aussi que je demande à nouveau au guichet de Montenegro. Les 330 Pisos étaient peut-être un prix fort pour le samedi qui est un jour sans la concurrence de StarHorse.

J’ai l’essentiel des renseignements que je voulais et je pars faire une petite visite de l’île. Ce sera un rythme de balade aujourd’hui car je n’ai pas d’autres objectifs que de regarder le paysage. Les paysages sont très agréables et la météo est parfaite. Il y a quelques plages privées avec une entrée (40 à 50 Pisos par adulte) et aussi la musique à fond sur la plage. C’est ce que je fuis en général et je ne déroge pas. Il y a aussi beaucoup d’endroits calmes  et même déserts où l’on peut se baigner. Le tour n’est pas plat et il y a même quelques pentes raides et quelques parties non goudronnées. Je choisis de rentrer sur Romblon par la route qui traverse la montagne. La route est meilleure et c’est le parcours le plus court. Demain je ferai la côte est. Le début du parcours consistera à remonter la route de montagne que j’ai descendue aujourd’hui. Je n’ai pas fait de trace mais je pense que le reste du parcours sera montagneux aussi.

 

J67 - dimanche 17 mars 2019 - Romblon – Visite nord et côte Est

Distance parcourue : 51,79 Km - Moyenne : 11,35 Km/h

Dénivelé montant : 912 m - Pente montante Maxi : 13 %

Dénivelé descendant : 912 m - Pente descendante Maxi : 15 %

Altitude départ : 10 m - Altitude arrivée : 10 m - Altitude Maxi : 230 m

Heure de réveil : 7h30 - Heure de départ : 10h55 - Heure d'arrivée : 17h10

https://www.bikemap.net/en/r/4807501/#/z13/12.5497863,122.29743/google_roadmap

Lorsque je descends à la réception (c’est en réalité la cuisine et la salle à manger de la dame propriétaire et de sa fille) pour payer les deux nuits supplémentaires que je vais passer ici la propriétaire de l’hôtel est en train de boire un café. L’occasion est bonne pour demander si je peux avoir une tasse d’eau chaude. C’est sans problème et je peux faire mon petit déjeuner café et biscuits dans la chambre.

Lorsque je sors le vélo pour partir je vois une Bancas qui s’apprête à partir. Elle est nettement plus grosse que celle qui m’a amené ici. Je me renseigne et elle rejoint San Agustin. Le prix par passager est de 100 Pisos et pour le vélo c’est 150 Pisos. Cette Bancas ne va pas à San Agustin le lundi mais le mardi elle part à 8 heures. C’est un peu tôt mais il est possible que les horaires soient approximatifs et peu respectés. Le prix est comparable à celui de StarHorse qui est de 80 Pisos pour le passager + 150 Pisos pour le vélo + 50 Pisos de taxe portuaire. Je ne pense pas qu’il y ait de taxe portuaire pour les Bancas qui n’utilisent pas le terminal.

J’ai une des deux informations qui me manquaient et je pars à la quête de la deuxième. Il s’agit du prix pour le vélo avec la compagnie Montenegro car celui qui m’a été donné hier me semble excessif. Le guichet est ouvert et les clients ne se bousculent pas encore car le ferry vient juste d’entrer au port. La vendeuse est donc disponible pour répondre correctement à mes questions. Sa première réponse est la même qu’hier 330 Pisos mais elle semble avoir un doute et consulte son tarif qui est caché aux clients. Elle commence par se tromper de ligne et annonce 640 Pisos pour finalement corriger le tir avec un prix de 160 Pisos. Puisqu’elle a sorti le tarif j’en profite pour vérifier par moi-même et c’est bien 160 Pisos. L’écart entre les différents moyens pour rejoindre San Agustin se réduit à 60 pisos. En comptant la taxe portuaire on a : Bancas = 250 Pisos – StarHorse = 300 Pisos – Montenegro = 310 Pisos.

Je n’ai pas une grosse faim et je m’arrête à un petit restaurant de rue qui fait des soupes à 5 pisos (environ 8 centimes et demi). J’en ai pris une hier en arrivant de ma balade en vélo et j’ai trouvé cela très bon. Pour ce matin j’ajoute un œuf cuit dur à 10 Pisos ce qui me fait un repas à 25 centimes d’euro. J’achète 500 grammes de mangues, deux parts de pudding et deux parts de gâteau (espèces de flanc bien compact) qui feront mon repas lorsque la faim sera venue.

Je suis d’abord la route qui longe la baie. C’est un cul de sac mais il y a de belles vues et aujourd’hui j’ai le temps d’emprunter des routes qui ne mènent nulle  part. Je m’aperçois le soir en regardant la trace que je suis passé à quelques centaines de mètre du fort San Andres. Il faudra que j’y retourne demain mais ce n’est pas loin du port et cela ne me prendra pas beaucoup de temps.

Je prends ensuite des routes et chemins qui serpentent sur la pointe nord de Romblon. Les cartes Google sont justes et grâce à elles je peux faire un circuit qui rejoint la route centrale sur laquelle se raccorde la route/chemin qui longe la côte Est.

Les cartes sont justes mais je n’ai pas toujours l’œil rivé sur le GPS et je rate un petit chemin sur la droite. Heureusement quelques centaines de mètres plus loin (c’est en forte descente) j’arrive sur quelque chose de particulier qui mérite un arrêt photo. La route n’est pas large mais elle est bétonnée et elle traverse un terrain mixte Basket et volley avec le filet de volley au beau milieu. Avec le soleil je ne vois le filet qu’au dernier moment mais j’arrive quand même à l’éviter. Il y a un groupe de jeune qui joue au basket sous un panneau et quelques enfants dans les environs. Ils arrivent en courant lorsqu’ils voient que je m’arrête. Leur première question est de me demander où je vais. Comme c’est compliqué à expliquer je me contente de dire que je ne sais pas. La conversation dérive ensuite sur eux, où ils habitent, ceux qui sont de la même famille etc.. J’ai l’impression qu’ils viennent vers l’étranger pour tester leurs capacités en anglais. Ils apprennent probablement cette langue à l’école et aussi avec la télé car tous les dessins animés pour enfants que j’ai vus pour l’instant étaient en anglais mais je n’ai pas l’impression que cette langue soit parlée dans les familles sur cette île. Tout ceci dure un peu et quelques adultes de passage se mêlent aussi à la conversation.

Avant de repartir je regarde le GPS et je constate que je ne suis plus sur la bonne route. Un des enfants, qui doit avoir une dizaine d’année, semble bien savoir se repérer sur une carte et me dit que la route que je devais prendre et aussi celle qu’il prend pour aller à l’école. Je remonte sur quelques centaines de mètres et je trouve ma route sur la gauche. C’est en réalité un mauvais chemin, mais ce n’est pas le premier ne le dernier de la journée, qui s’améliore un peu ensuite et rejoint la route intérieure.

La route qui suit la côte Est n’est pas souvent bétonnée mais elle est agréable, calme et dans un très joli cadre.

Pour le retour je repasse par la route intérieure que j’ai suivie hier pour le retour vers Romblon city. C’est plus montagneux que la côte Ouest mais c’est plus court et c’est du beau béton sur tout le parcours.

Je n’ai pas de programme précis pour demain et ce sera baignade ou vélo ou plus probablement les deux.

 

J68 - lundi 18 mars 2019 - Romblon – Fort San Andres – Bon Bon Beach - Romblon

Distance parcourue : 17,26 Km - Moyenne : 9,46 Km/h

Dénivelé montant : 150 m - Pente montante Maxi : 13 %

Dénivelé descendant : 150 m - Pente descendante Maxi : 13 %

Altitude départ : 10 m - Altitude arrivée : 10 m - Altitude Maxi : 69 m

Heure de réveil : 7h30 - Heure de départ : 9h43 - Heure d'arrivée : 16h45

https://www.bikemap.net/en/r/4809233/#/z15/12.5772451,122.25995/google_roadmap

Je n’ai pas de grands objectifs aujourd’hui. J’ai juste programmé une visite au fort San Andres et une petite visite à Bon Bon beach. Le fort est proche de la ville et la plage n’est qu’à 5 ou 6 kilomètres. Il est donc inutile de me précipiter ce matin. Après le petit déjeuner, café et biscuits dans la chambre, je pars vers le port pour prendre un repas plus consistant et c’est aussi la direction pour le fort San Andres.

Chemin faisant je vois une grosse Bancas, la même qui chargeait des passagers hier devant l’hôtel, qui prend encore des passagers. Elle n’est pas en face de l’hôtel aujourd’hui mais à environ 200 mètres. Le personnel du bateau est à l’affut de tout ce qui pourrait être un passager qui aurait prévu de prendre un des deux ferries qui partent à midi et midi et trente minutes. Un occidental qui se dirige vers le port attire leur attention et il me demande si je veux aller à San Agustin. Une des personnes qui travaillent sur le bateau m’avait dit samedi qu’ils ne partaient pas lundi. Ceci a changer car nous sommes lundi et le bateau prend des passagers pour cette destination. La personne qui m’avait donné cette information est dans le bateau et c’est un autre homme qui est sur le quai aujourd’hui. Il me confirme qu’ils partent aussi demain à 8 heures. Pour le prix c’est toujours 100 pour le passager mais pour le vélo il me semble avoir compris 50. Je ne suis cependant pas certain de ce que j’ai entendu car les philippins ont l’habitude de ne pas dire le cent ni le mille. Pour 150 c’est le plus souvent « one fifty », au lieu de « one hundred fifty », et il est possible que je n’ai pas entendu le « one ». Lorsque cela dépasse les milles c’est encore plus compliqué à comprendre. Pour 1500 c’est « one five » au lieu de « one thousand five hundred ». Pour éviter les incompris il est donc préférable de répéter le nombre sans rien omettre. Pour l’instant je n’ai pas besoin de savoir exactement et je ferai préciser cela demain avant de monter sur la Bancas si je pars avec eux. Je ne pense pas que ce sera le cas s’ils partent à 8 heures mais il est possible aussi qu’ils partent plus tard que prévu.

La bifurcation qui conduit au fort San Andres est quelques centaines de mètres après le port. La partie goudronnée n’est pas très longue et le reste est un chemin de terre. La pente est assez forte mais pas  longue. Les environs du fort sont bien entretenus et il y a même un bel escalier qui monte depuis la ville. Il n’y a pas d’entrée à payer. Il suffit de pousser un portail qui semble être cadenassé hors des heures de présence du gardien. Il y a quand même une urne pour les dons. Il y a une belle vue sur la ville et la baie depuis le fort et même aussi depuis les allées extérieures et les escaliers.

La carte Google indique un autre fort « Fort Santiago » dont le chemin d’accès part juste derrière l’hôtel où je loge. Je monte pour voir mais il n’y a qu’une plateforme et quelques pierres. Il y a peut-être eu un fort ici par le passé mais il n’existe plus aujourd’hui.

Je prends ensuite la direction de la plage « Bon Bon » en faisant un petit crochet pour voir l’installation qui fait un bruit qui s’entend de beaucoup d’endroits dans la ville. Ce sont deux barges avec des gros moteurs diesel qui entrainent des alternateurs et fournissent l’électricité de la ville et peut-être de l’ile entière. Pour la production d’électricité il y a aussi quelques éoliennes sur les montagnes mais je n’en ai vu aucune tourner depuis trois jours que je suis ici. Il y a pourtant un petit vent mais il ne doit pas être assez fort. Ceci montre bien les limites actuelles de ces moyens de production renouvelables. Pour avoir une continuité dans la fourniture d’électricité il faut obligatoirement avoir en parallèle des installations capables de fournir la totalité des besoins quelles que soient les conditions météo. Les centrales hydrauliques (barrages) peuvent jouer ce rôle mais il y en a trop peu et le plus souvent ce sont des installations qui fonctionnent avec des énergies fossiles qui font le travail.

Je pensais que la plage Bon Bon allait être presque déserte un lundi. Ce n’est pas le cas. Il n’y a pas la grande foule mais quand même pas mal de familles et des jeunes en âge scolaire. Les gens sont le plus souvent installés à l’ombre sous les arbres avec repas et boissons. Il y a aussi quelques tentes. Tout au bout de la plage il n’y presque plus personne et pourtant c’est l’endroit où la mer est la moins agitée. Je suis venu avec masque, tuba et appareil photo. J’essaie plusieurs endroits mais à part des étoiles de mer, des oursins et quelques petits poissons je ne vois rien. Les eaux de Romblon ont la réputation d’abriter beaucoup de petits animaux marins. C’est évidemment plus difficile à voir que les gros et en plus je ne cherche pas vraiment. L’eau est chaude et il est facile de nager car la profondeur est suffisante. Ce n’est déjà pas mal. Je fais quand même quelques photos mais j’ai vu beaucoup mieux dans les eaux philippines.

Je rentre à l’hôtel un peu avant 17 heures pour prendre la douche et réorganiser mes bagages pour le départ demain.

Le programme pour demain est le suivant. Retour vers San Agustin (Tablas) avec une Bancas ou un ferry. Ensuite ce sera environ 50 kilomètres de vélo sans difficulté entre San Agustin et Looc.

 

J69A - mardi 19 mars 2019 – Romblon Hotel – Romblon départ Bancas

Distance parcourue : 0,17 Km - Moyenne : 13,35 Km/h

Dénivelé montant : 0 m - Pente montante Maxi : 0 %

Dénivelé descendant: 0 m - Pente descendante Maxi : 0 %

Altitude départ : 10 m - Altitude arrivée : 10 m - Altitude Maxi : 10 m

Heure de réveil : 6h45 - Heure de départ : 7h57 - Heure d'arrivée : 7h58

https://www.bikemap.net/en/r/4810644/#/z18/12.575855,122.26756/google_roadmap

 

J69B - mardi 19 mars 2019 – Romblon (Romblon) – San Agustin (Tablas) – traversée en Bancas

Distance parcourue : 15,50 Km - Moyenne : 16,90 Km/h

Heure de départ : 8h04 - Heure d'arrivée : 9h01

 

J69C - mardi 19 mars 2019 – San Agustin - Looc

Distance parcourue : 53,14 Km - Moyenne : 13,35 Km/h

Dénivelé montant : 467 m - Pente montante Maxi : 18 %

Dénivelé descendant: 458 m - Pente descendante Maxi : 8 %

Altitude départ : 0 m - Altitude arrivée : 9 m - Altitude Maxi : 87 m

Heure de départ : 9h10 - Heure d'arrivée : 14h17

https://www.bikemap.net/en/r/4810649/#/z11/12.4014284,122.06415/google_roadmap

Les coqs me réveillent vers 6h45 ce matin et je me lève aussitôt pour être prêt pour prendre la Bancas de 8 heures pour San Agustin. Le point de départ est à moins de 200 mètres de l’hôtel et j’ai largement le temps de manger quelques fruits et de prendre une douche. Je quitte l’hôtel vers 7h50 et je vois deux Bancas à l’endroit où était le départ pour San Agustin hier. J’avais un peu espéré que l’embarcation s’amarre en face de l’hôtel car cela m’aurait évité de mettre les sacoches pour les enlever de nouveau 200 mètres plus loin.

Il me faut environ une minute pour arriver à la Bancas. Ce n’est pas la même qu’hier et le prix par passager est de 120 Pisos. Pour le vélo c’est 50 Pisos. Tout ceci est parfait pour moi. La Bancas est assez grosse et on y accède par une coupée assez large pour le vélo et les sacoches. Je préfère cependant enlever les sacoches car je pourrai ainsi me débrouiller seul de l’autre côté et refuser les sollicitations des conducteurs de tricycles qui se font un peu de monnaie en aidant les gens avec leurs bagages. L’équipage est nombreux. Il y a au moins six personnes. C’est beaucoup pour un bateau de cette dimension. Un homme de l’équipage attache mon vélo et me dit de m’asseoir. Tous les passagers déjà présents ont enfilé leurs gilets de sauvetage et je ne tarde pas à recevoir le mieux. Je ne sais pas si c’est une obligation du port pour ce type d’embarcation mais la petite Bancas qui m’a amené ici n’avait aucun gilet de sauvetage à bord. La plupart des passagers enlèvent les gilets aussitôt que le bateau s’est éloigné du port. C’est pourtant au large qu’il pourrait être utile. Il doit y avoir une raison à cette distribution. Ce doit être soit une obligation avec de possibles sanctions si ce n’est pas fait ou juste un exercice pour s’assurer que tous les passagers savent comment mettre le gilet. Un des membres de l’équipage passe ensuite pour faire payer les passagers. Il donne un ticket en contrepartie. Les autres passagers paient aussi 120 Pisos par personne. Je paie le 170 Pisos convenu pour moi et le vélo.

La mer est un peu agitée ce matin et il y a un peu de vent. Le bateau gémit un peu de toutes parts mais il est plutôt stable et assez rapide. Nous arrivons sans encombre à San Agustin où toute l’équipe de conducteurs de tricycles attend de potentiels clients à transporter ou simplement des objets à décharger. Ils sont aussi utiles pour la manœuvre car ce sont eux qui attachent les aussières que l’équipage jette sur le quai. Je suppose qu’ils font cela aussi contre rémunération.  Ils ont reconnu mon vélo de loin et me sollicite pour le décharger. Je dis non fermement et cela semble suffire. Ils montent quand même tous à bord pour voir s’il y a quelques objets lourds à décharger. Pendant que je fais les deux allers-retours pour décharger mes sacoches je vois que l’un d’eux est à coté de mon vélo. Je pense qu’il défait les nœuds de la corde qui le maintient au garde-corps mais quand je reviens le prendre les nœuds ne sont pas défaits mais beaucoup plus nombreux que nécessaire. Je pense que l’homme a multiplié les nœuds en espérant que je ne sache pas les défaire et que je sois contraint à lui demander de l’aide. C’est peine perdue car défaire des nœuds, même nombreux, n’est pas difficile et je m’en sors sans problème.

Il y a quelques restaurants sur le port et j’en profite pour prendre mon petit déjeuner. Je fais aussi quelques provisions de fruits et de biscuits avant de prendre la direction de Looc en vélo.

Je ne connais pas encore l’itinéraire jusqu’à Santa Maria qui est environ à mi-parcours. Il est finalement assez bosselé avec un point haut à environ 90 mètres d’altitude et une pente raide autour des 10% avec un passage à 18%. Après trois jours de vélo avec juste une sacoche j’ai un peu perdu l’habitude de pédaler avec le chargement. J’arrive quand même à passer la difficulté sans mettre pieds à terre. Il y a aussi un petit passage en corniche qui devait être fermé à la circulation il y a peu de temps. Les panneaux sont encore sur le côté et la largeur de la chaussée est réduite par de gros blocs de pierre. Je ne sais pas si ces blocs proviennent d’un éboulement naturel ou déclenché mais la petite falaise qui est sur la droite de la route ne semble pas très stable.

Il y a encore deux ou trois petites montées après Santa Maria mais elles ne sont pas longues et je connais le terrain pour y être déjà passé. Je fais la pause déjeuner à Alcantara. C’est une jolie petite ville où le Basket semble roi. C’est la deuxième fois que j’y passe et il y a encore un match avec beaucoup de spectateurs, un commentateur au micro et des tambours parmi les spectateurs.

Les quelques kilomètres qu’il reste à parcourir jusqu’à Looc sont faciles et j’y arrive rapidement. Je fais le tour des hôtels. Le premier « Caesar’s lodging house » n’a que des chambres climatisées à 1000 Pisos. Je ne trouve pas le « Blue Moon Lodge » qui figure sur les cartes Google. Un bâtiment est marqué « Marduke hôte » et cet hôtel est aussi présent à cet endroit sur les cartes Google mais la personne qui est là me dit que ce n’est plus un hôtel. Il reste le « Angélique Inn ». Il a des chambres avec ventilateur et salle de bain commune à 400 Pisos. Je visite, la chambre est correcte et la salle de bain partagée aussi. Il n’y a pas de wifi mais je capte la 4G et le débit semble bon à Looc. Le vélo restera à l’extérieur sur un petit balcon devant le restaurant au rez de chaussée. Il est encore tôt et je pourrais sans problème pousser jusqu’à Odiongan mais le bateau pour Roxas ne part que demain à 20 heures et il faudrait que j’occupe la journée à tourner autour de la ville. Je préfère passer la nuit ici, partir tard demain matin et rejoindre Odiongan en suivant la côte.

Demain ce sera donc un petit parcours jusqu’à Odiongan, l’attente du ferry qui part à 20 heures et une arrivée de nuit à Roxas. Il y a des hôtels proches du port de Roxas. S’ils sont complets ou trop chers il y en a d’autres pas trop loin en direction de la ville.

 

J70A - mercredi 20 mars 2019 - Looc – Port de Odiongan

Distance parcourue : 32,60 Km - Moyenne : 11,45 Km/h

Dénivelé montant : 321 m - Pente montante Maxi : 13 %

Dénivelé descendant : 322 m - Pente descendante Maxi : 9 %

Altitude départ : 9 m - Altitude arrivée : 8 m - Altitude Maxi : 62 m

Heure de réveil : 7h00 - Heure de départ : 8h32 - Heure d'arrivée : 13h20

https://www.bikemap.net/en/r/4812342/#/z12/12.3389872,121.960425/google_roadmap

Le programme de la journée est très léger mais je me suis couché tôt hier soir et je me réveille vers 6h30 ce matin. C’est trop tôt pour ce que je prévois de faire et j’essaie de me rendormir. Le sommeil ne revient pas et je me lève à 7 heures. Je quitte l’hôtel vers 8h30 et la ville une demi-heure plus tard après avoir pris mon repas du matin.

Je connais les premiers kilomètres pour les avoir déjà parcourus la semaine dernière. Ensuite je prends sur la gauche la route qui passe plus près de la côte. Il y a encore beaucoup de petites montées et descentes avec de belles pentes. Il y avait du soleil le matin lorsque je suis parti mais ensuite le ciel s’est rapidement couvert. Je fais un arrêt sous un abri alors qu’il commence à tomber quelques gouttes. Je reste un quinzaine de minutes sous l’abri mais la pluie ne vient pas vraiment. Ce sont juste quelques gouttes de temps en temps alors je décide de continuer. Je n’aurais pas dû car la vraie averse arrive avant que je n’ai fait un kilomètre et il n’y a aucun abri où je suis maintenant. Heureusement elle ne dure pas et je sèche vite. Il y aura d’autres petites averses pas gênantes dans la journée.

Vers le kilomètre 25 je rejoins une route que j’ai déjà parcourue. Je sais que c’est la dernière petite montée avant Odiongan et le port. Je déjeune à Odiongan et j’achète aussi quelques fruits. Je prends ensuite la direction du port où j’arrive vers 13 heures. Le guichet de la Starlite Ferries est ouvert bien que le bateau ne parte qu’à 20 heures. Il y a une affiche qui dit que la compagnie accepte les réservations et il doit donc être possible d’acheter le billet plusieurs jours à l’avance avec cette compagnie aussi. J’achète mon billet pour la traversée vers Roxas (Mindoro). La vendeuse a vu mon vélo et ne me dit rien à son sujet. C’est elle qui m’avait dit la semaine dernière que le vélo était transporté gratuitement alors je ne demande pas de confirmation. Je ne montre pas non plus mon passeport qui me ferait pourtant bénéficier d’une remise de 100 Pisos grâce à mon âge. 350 Pisos ne font que 6 euros environ et Il y a d’autres passagers qui paient plein tarif alors que pour eux cela représente certainement une beaucoup plus grosse somme que pour moi.

Il est encore tôt et je passe un peu de temps en suçant une glace et en répondant aux questions de quelques philippins curieux. Je retourne ensuite un peu en direction de la ville jusqu’aux premières boulangeries pour faire quelques achats afin d’avoir quelque chose à manger pendant cette traversée tardive.

Je rentre dans le terminal vers 15h30. Il y a une taxe de 15 Pisos à payer mais personne ne surveille cela et j’ai l’impression que peu de gens la paie. Je ne peux d’ailleurs pas payer la première fois que j’entre car la jeune fille qui fait payer n’est pas là. Elle est là la deuxième fois mais il faut que je demande pour avoir le droit de payer. Je ne sais pas s’il y un contrôle lors de l’embarquement mais si ce n’est pas le cas ce terminal ne doit pas faire une grosse recette.

Le départ du bateau n’est prévu qu’à  20 heures et cela fait donc encore 4h30 à attendre. C’est long mais je pense que la meilleure chose à faire est de rester au terminal. Il est assez confortable avec des toilettes, un distributeur de boissons chaudes, des petits commerces et des vendeuses de nourriture (brochettes de poulet et du riz) viennent à la sortie du terminal lorsque l’embarquement commence sur un ferry. Le Ferry de Montenegro qui va à Batangas part vers 17h15 (15 minutes de retard). Un beau Ferry 2G0O arrive vers 18h30. Je ne sais pas à quelle heure il repart ni où il va.

Le ferry StarLite arrive à quai vers 20h30. Le déchargement est assez long. Ce sont surtout les colis qui prennent du temps. Certains sont débarqués par des porteurs avec ou sans chariots et d’autres par des camionnettes qui entrent dans le ferry lorsque tous les véhicules ont débarqué. L’autorisation d’embarquement des passagers n’est donnée que lorsque le débarquement des colis est terminé. Les véhicules entrent en derniers mais le contrôle des billets sur fait sur le parking d’attente avant l’embarquement. La contrôleuse ne m’a demandé de billet pour le vélo. Elle a juste bien observé le vélo aux emplacements où aurait pu se cacher un moteur.

Le chargement et la sécurisation des véhicules est terminé à 21h45 mais nous ne quittons le quai qu’à 21h06. Sur le premier niveau de pont il y a la cabine de la classe « tourist ». Elle est fermée et climatisée et les sièges sont rembourrés. A l’extérieur sur les côtés il y a des places assises pour la classe « Economy ». Sur le pont supérieur il y a également une cabine ouverte avec des sièges et des tables pour la classe « economy ». C’est là que je m’installe.

 

J70B - mercredi 20 mars 2019 – Port de Odiongan (Tablas) – Port de Roxas (Mindoro) – Traversée en Ferry

Distance parcourue : 53,66 Km - Moyenne : 22,5 Km/h

Heure de départ : 21h06 - Heure d'arrivée : 0h29

Le bateau est récent et il avance à 25 Km/h environ. Nous arrivons à destination sans encombre à Roxas vers 0h30. L’accostage est un peu long et ce sont les véhicules motorisés qui sortent en premier. Je suis le dernier passager à quitter le bateau car mon vélo est stationné à un endroit d’où je ne peux le sortir sans barrer le passage aux autres.

 

J70C - mercredi 20 mars 2019 – Port de Roxas – Roxas hôtel

Distance parcourue : 0,30 Km - Moyenne : 6,20 Km/h - Plat

Heure de départ : 0h43 - Heure d'arrivée : 0h45

https://www.bikemap.net/en/r/4813795/#/z18/12.593435,121.53038/google_roadmap

Les deux premiers bâtiments sur la gauche en sortant du port sont des hôtels. C’est très encombré mais cela n’empêche pas les rabatteurs de repérer les clients potentiels. En vélo il est évident que j’en suis un et l’un d’eux me demande si je cherche un hôtel pas cher. C’est le cas et il me dit de le suivre. Après une centaine de mètres nous arrivons devant un petit bâtiment avec une inscription « Mandy’s Lodge ». J’avais placé cet hôtel sur la carte Maps.me et je serai passé le voir de toute façon. Il y a déjà des clients qui montent dans les chambres à l’étage. L’homme qui me reçoit me montre une chambre très basique au rez de chaussée à 500 Pisos. C’est propre et assez grand mais il n’y a qu’un lit, une chaise et un ventilateur. La salle de bain a perdu sa porte mais ce n’est pas un problème pour moi qui suis seul. Il n’y a pas de miroir ni de lavabo mais une douche froide. Il n’y a pas de wifi et le réseau mobile est instable. Il passe du Edge à la 4G et la connexion est très lente et incompatible avec le PC dans tous les cas. Je sais qu’il y a des hôtels probablement mieux et sans doute au même prix un peu plus loin mais il est tard et je ne dois pas être le seul passager du bateau à chercher un hébergement. Je ne fais donc pas le difficile et je m’installe ici. Le vélo est dans une grande pièce à l’avant de la chambre.

Le parcours de demain me conduira à Bulalacao après environ 55 kilomètres d’un parcours encore bosselé avec un passage à l’altitude 100 mètres et une autre à l’altitude 150 mètres. Si locus dit juste les pentes ne devraient pas dépasser le 8 ou 9%.

 

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