Philippines - Luzon (3)

J11 - dimanche 20 janvier 2019 - Ligao - Lagazpi

Distance parcourue : 55,72 Km - Moyenne : 14,21 Km/h

Dénivelé montant : 474 m - Pente montante Maxi : 10 %

Dénivelé descendant : 512 m - Pente descendante Maxi : 8 %

Altitude départ : 44 m - Altitude arrivée : 6 m - Altitude Maxi : 285 m

Heure de réveil : 6h30 - Heure de départ : 7h36 - Heure d'arrivée : 12h15

https://www.bikemap.net/fr/r/4744948/#/z11/13.2517947,123.645365/google_roadmap

A 6h30 ce matin le ciel est couvert mais il ne pleut pas et il n’a pas plu pendant la nuit. Je décide donc de continuer ma route vers le Sud comme prévu.

L’itinéraire initial suivait la route principale qui est très fréquentée et que je suis le plus souvent depuis Manille. Cet itinéraire me conduirait à Legazpi en 40 kilomètres environ. C’est court et j’ai préparé hier soir une autre trace qui emprunte en partie la route que j’ai suivi hier pour monter au Mayon Planétarium. Le parcours jusqu’à Légazpi passe à 55 kilomètres avec un peu plus de montagne. Il y a un premier passage à environ 300 mètres d’altitude puis une redescente au niveau de la mer pour remonter ensuite à l’altitude 170 mètres. Les dix derniers kilomètres sont principalement en descente.

Comme le temps ne semble pas trop menaçant je choisis de suivre ce nouvel itinéraire qui emprunte une route moins fréquentée dont je connais déjà les 16 premiers kilomètres et donc la première montée. Je prends la route vers 7h30 et je commence réellement le parcours environ 30 minutes plus tard après avoir pris mon petit-déjeuner (riz, poulet) dans un petit restaurant à Ligao.

Le thermomètre se tient tranquille ce matin et jusqu’à 11 heures il oscillera entre 25 et 27 °C. C’est plus frais que d’habitude mais suffisant pour bien suer dans la montée. Comme hier (normal c’est la même) elle commence avec des pentes à 2% puis s’incline progressivement jusqu’à atteindre les 8%. Rien de très méchant, ce sont des pourcentages encore acceptables même avec un vélo lourdement chargé comme le mien. J’arrive en haut trempé de sueur et traverse presque aussitôt une petite averse. Il ne pleut pas beaucoup mais le refroidissement est un peu rapide à mon goût. Je m’arrête donc quelques minutes sur un terrain de basket couvert. Il y a des jeunes qui s’entraînent à faire des lancés francs et je les trouve très adroits. L’arrêt était presque obligatoire pour moi car je ne voyais plus rien à travers mes lunettes. L’averse ne dure que quelques minutes et je repars rapidement.

Le parcours traverse la petite ville de Tabaco. Je fais une petite halte sur la place de l’église que je pensais trouver pleine à craquer dans ce pays très chrétien. Il n’en est rien et les rangs sont très clairsemés. Les philippins sont peut-être moins pratiquants que je ne le pensais ou alors il y a plusieurs offices dans la journée.

La deuxième montée commence dans la ville. Je double quelques taxis tricycles qui peinent. C’est normal car leurs vélos n’ont qu’une seule vitesse et ils ont un ou deux passagers dans la nacelle. Ce moyen de transport est convenable sur le plat mais peu adapté lorsque la route s’incline. Il y a bien entendu aussi des motos taxis qui sont encore plus chargées mais c’est le moteur et non le conducteur que peine.

Cette deuxième montée n’est pas très difficile. Les pentes sont souvent autour de 5% et il y a régulièrement des paliers où la pente descend à 2 ou 3%.

Je me fais dépasser par un VTT au début de la descente. Il m’avait déjà passé une dizaine de kilomètres avant Tabaco. J’ai vu beaucoup de vélo aujourd’hui et ce sont presque tous des VTT. Beaucoup étaient à la peine dans les montées. Celui qui m’a dépassé deux fois semble par contre bien rouler sur tous terrains et en plus il est probable qu’il fasse le tour du volcan Mayon soit environ une centaine de kilomètres.

Le soleil n’a fait que quelques brèves apparitions aujourd’hui et le ciel est resté très chargé. J’ai fait la moitié du. tour du volcan Mayon mais je ne l’ai pas vu. Heureusement que la journée d’hier a été plus dégagé sinon je serais passé à côté de ce beau volcan sans le voir

J’arrive à Legazpi, ma destination du jour, vers 11h30. Il est un peu tôt pour chercher un hôtel car le « check in » se fait généralement à partir de 14 heures. Je fais une rapide halte repas (riz – poulet à 45 PHP). Il n’est que midi lorsque je termine. Le ciel est toujours menaçant et il serait bête de se mouiller juste pour attendre la bonne heure pour prendre une chambre d’hôtel.

Je continue donc ma trace qui passe en premier devant l'hôtel "Sampaguita Tourist Inn" que j'ai sélectionné en lisant des commentaires qui le désignent comme étant ce que je cherche (je n’ai besoin que d’un toit, un lit et une douche même froide). J’arrive rapidement à destination. Il est 12h15 et un panneau indique « check in » 14 heures et « check out » 12 heures. Je demande une chambre pour une personne jusqu’à demain 8 ou 9 Heures. La réceptionniste me demande si je veux la climatisation. La réponse est « non ». La chambre « single » avec ventilateur est à 300 PHP. Elle donne une clé à un garçon qui me conduit jusqu’à la chambre. Elle est basique avec juste un lit, une petite table, une télé, un WC sans chasse d’eau (courant ici mais il y a un seau à utiliser pour évacuer ce qui doit l’être), une douche froide et un lavabo. Tout cela est convenable mais il n’y a qu’une petite fenêtre sans vue et qui donne peu de clarté. Je demande au garçon s’il y a des chambres avec fenêtre et il me montre la porte en face. Nous redescendons à la réception. Le garçon y est avant moi et il a déjà rapporté mes souhaits. La réceptionniste me dit que les chambres « singles » avec fenêtre n’ont pas de télé et que leur prix est de 250 PHP (environ 4,20 Euros). Tout cela me convient. Elle donne une nouvelle clé au garçon qui me fait visiter une nouvelle chambre. C’est la même que l’autre avec en plus trois petites fenêtres avec vue sur le parking de l’hôtel et en moins la télé et le lavabo qui a été présent à une époque mais qui n’est plus là. Il ne reste que le miroir en dessus. C’est convenable pour moi et je prends cette chambre. Je m’aperçois ensuite qu’il n’y a pas de serviette de toilette. Il fallait probablement la demander à la réception et peut-être laisser un « deposit ». J’ai déjà commencé ma lessive lorsque je m’aperçois de cela et ce n’est pas grave. J’ai une serviette légère qui fera l’affaire et qui aura largement le temps de sécher avant demain matin.

Si la météo le permet j’arriverai demain à Sorsogon après un parcours encore un peu vallonné de 60 kilomètres environ. Les cartes Google montrent peu d’hôtel « abordables » dans cette ville.

 

J12 - lundi 21 janvier 2019 - Legazpi - Sorsogon

Distance parcourue : 56,79 Km - Moyenne : 14,25 Km/h

Dénivelé montant : 699 m - Pente montante Maxi : 14 %

Dénivelé descendant : 696 m - Pente descendante Maxi : 7 %

Altitude départ : 6 m - Altitude arrivée : 9 m - Altitude Maxi : 126 m

Heure de réveil : 6h30 - Heure de départ : 7h55 - Heure d'arrivée : 13h30

https://www.bikemap.net/fr/r/4745882/#/z11/13.0552404,123.86667/google_roadmap

Il tombe une petite pluie fine lorsque je me réveille ce matin à 6h30. Cela ne semble pas bien méchant car les motos circulent normalement. Je me prépare tranquillement et pendant ce temps la pluie cesse puis revient par trois fois. Pour l’instant ce sont de petites averses. Lorsque je descends à l’accueil il ne pleut plus du tout. Je rends la clé de la chambre et récupère mon vélo. Je l’avais stationné sur le parking dédié aux motos devant l’hôtel mais lorsque je suis rentré de diner hier soir les gardiens de nuit l’avait rentré au fond de la salle de restaurant de l’hôtel. Il a donc passé la nuit en toute sécurité et à l’abri.

Je prends la route à 7h55 et je fais un petit crochet pour prendre le petit déjeuner. Pour 25 PHP j’ai une saucisse et une assiette de riz. Après le record de l’hôtel « Sampaguita Tourist Inn » le moins cher la ville de Lagazpi bat également le record du repas le plus économique.

Ma trace emprunte ensuite une petite route et dès le kilomètre deux j’attaque des pentes à plus de 10%. Heureusement cela ne dure pas et je rejoins une route plus importante avec aussi des pentes plus raisonnables au kilomètre 3 environ.

Jusqu’au kilomètre 27 environ mon parcours suit une route secondaire agréable mais très vallonnée. Ce n’est qu’une succession de montées et de descentes avec des pourcentages qui atteignent parfois le 8%. Les montées ne sont le plus souvent pas très longues. Ceci incite à les passer en force ce qui est à mon avis plus fatiguant qu’une seule montée plus longue sur laquelle on peut adopter un rythme plus lent et régulier. La pluie ne s’est pas manifestée sur cette première partie du parcours malgré un ciel très chargé.

Pour le reste du parcours je suis la AH26 qui est beaucoup moins fréquentée ici qu’elle ne l’était les jours précédents. De plus il y a presque toujours une voie pour les motos et tricycles qui permet de rouler tranquille. Pas de problème donc du côté de la route. Pour le côté météo il en va un peu différemment et je suis obligé de m’arrêter deux fois pour laisser passer deux grosses averses. J’ai eu de la chance car ces deux grosses averses ont commencé lorsque je traversais de petites agglomérations avec des abris qui me tendaient les bras. Je profite même de la deuxième pour faire une pause repas.

Je termine le parcours sous une petite pluie pas gênante pour rouler. Le thermomètre n’a pas fait d’excès aujourd’hui. Il faisait 26 degrés ce matin lorsque j’ai quitté l’hôtel. La température s’est ensuite stabilisée à 27 degrés. C’est une bonne température pour rouler en vélo. Ce n’est pas trop chaud ni trop froid pour rouler mouillé (ce qui a été mon cas dans les 10 derniers kilomètres du parcours).

J’arrive dans la ville de Sorsogon vers 13 heures après un parcours agréable malgré la pluie. J’ai probablement raté de beaux points de vue à cause de la visibilité réduite mais j’ai eu de beaux paysages proches avec de plus belles couleurs que si le soleil avait fait des excès.

Je passe devant un premier hôtel « Fernandos Hôtel » que je n’avais pas vu lors de la préparation de mes traces. Je me renseigne sur les prix. La chambre « premier prix » est à 1000 PHP. Ensuite ça monte tout de suite à 1700 PHP.

Je visite ensuite l’hôtel « Asia Novo » qui avait de bons commentaires. La réception est propre et trop climatisée à mon goût. Il doit y faire 16 degrés. C’est dix degrés de moins qu’à l’extérieur et le contraste est saisissant. C’est probablement une méthode pour attirer les clients locaux. En lisant les commentaires je me suis rendu compte qu’une chambre très froide (bonne climatisation) était un critère de confort très positif pour la majorité des philippins. Pour ma part je suis parfaitement bien dans une chambre jusqu’à 27 degrés et je n’ai besoin de la climatisation que si la température dépasse les 30 degrés. Cela n’a pas encore été le cas aux Philippines où la température dans la nuit descend autour des 23 degrés. Revenons aux prix des chambres à l’hôtel « Asia Novo », la chambre « premier prix » pour 24 heures est à 950 PHP.

Je continue jusqu’au « Dona Mercedes Country Lodge ». Il est tout près du « Asia Novo » et c’est celui que j’avais sélectionné comme étant à voir en premier. J’ai un peu inversé l’ordre des visites mais cela à l’avantage que j’ai maintenant deux références de prix dans la ville de Sorsogon. L’hôtel « Dona Mercedes Country Lodge » a des chambres avec ventilateur et salle de bains communes à 400 PHP mais elles sont toutes déjà occupées. Il y en a une qui se libère à 15 heures et il est 13h30 lorsque j’y suis. Les toilettes communes sont correctes et ce type de chambre me conviendrait. Il y a aussi des chambres avec climatiseur à 750 PHP qui sont libres. Elles ont une salle de bains privée mais sans eau chaude (pas grave ça). Les chambres sont grandes et correctement équipées. Le prix reste acceptable et je réserve une chambre climatisée. Il y a un local pour vélos et motos au rez de chaussée. La chambre libre est à nettoyer et pendant que deux femmes s’en occupent je descends attacher mon vélo et chercher mes bagages. Lorsque je remonte dans la chambre le nettoyage a été fait. La télé est en marche avec le son à fond et le climatiseur tourne avec une température de consigne de 16 degrés. Il souffle un air glacé et je remonte la consigne à 21 degrés. Je l’arrête après la douche car il fait 25 degrés dans la chambre et la climatisation est inutile.

Demain je devrais atteindre Matnog après un parcours de 70 kilomètres environ. Cette « ville » est le port le plus au sud de l’île de Luzon. C’est d’ici que je dois prendre un bateau pour l’île de Samar. Il semble y avoir une liaison vers la ville de Allen tout au nord de Samar et une autre vers la ville de San Isidro qui est à une vingtaine de kilomètres plus au sud. Je ne connais pas les horaires des bateaux mais avec de la chance je pourrai peut-être traverser demain. J’ai repéré quelques hôtels à Allen ou dans les environs mais aucun autour de San Isidro. S’il y a le choix je prendrai donc un bateau pour Allen qui, en plus d’avoir des hébergements, est aussi le port de Samar le plus proche de Matnog. Si je ne peux pas traverser demain il y a deux ou trois hébergements à Matnog.

 

J13A - mardi 22 janvier 2019 – Sorsogon – Matnog

Distance parcourue : 65,78 Km - Moyenne : 15,74 Km/h

Dénivelé montant : 429 m - Pente montante Maxi : 7 %

Dénivelé descendant : 434 m - Pente descendante Maxi : 6 %

Altitude départ : 9 m - Altitude arrivée : 4 m - Altitude Maxi : 127 m

Heure de réveil : 6h30 - Heure de départ : 7h56 - Heure d'arrivée : 12h45

https://www.bikemap.net/fr/r/4746733/#/z11/12.7808064,124.03398/google_roadmap

Le soleil brille lorsque je me réveille à 6h30 ce matin. Je ne pense pas que cela durera toute la journée mais pour l’instant la route est sèche et c’est déjà bien. Il y a de l’eau chaude à l’hôtel. Ce n’est pas gratuit mais à 5 PHP le grand gobelet c’est tout comme. Je me fais donc ma petite infusion du matin que je bois accompagnée de quelques biscuits. J’équipe mon vélo dans la chambre et un garçon d’étage m’aidera pour le descendre sur les escaliers des deux étages. Il est presque huit heures lorsque je prends la route.

Je quitte rapidement la ville de Sorsogon et comme j’ai bien déjeuné à l’hôtel je ne fais pas de halte restaurant. Le parcours est facile et roulant au début et il le sera sur presque tout le parcours. Il n’y aura que deux montées significatives avec des pentes d’environ 7% et un dénivelé d’une centaine de mètres.

Les paysages sont encore très verts et très agréables. Il y a de d’immenses forêts de cocotiers et j’entends très souvent le bruit des noix de coco que des gens cassent. Ce ne doit pas être une activité très rémunératrice mais je suppose que beaucoup de gens vivent de cela par ici.

La première grosse averse arrive au kilomètre 23 environ. Je suis juste devant un petit restaurant avec une avancée de toit sous laquelle je peux mettre mon vélo pendant que je mange à l’intérieur.

L’averse ne dure pas et je reprends la route. Une voiture conduite par un homme accompagné de deux femmes me double et reste à ma hauteur pour prendre une photo. Il s’arrête ensuite régulièrement pour faire des selfies lorsque je passe à sa hauteur.

Vers le kilomètre 35 je fais un arrêt sous un arbre pour mettre le kway car la deuxième grosse averse se prépare et je suis cette fois en pleine campagne. Mes fans automobilistes ne tardent pas à arriver. Ils me proposent des bananes. C’est gentil de leur part mais j’ai mes sacoches pleines de fruits et de biscuits. Ils demandent pour faire des photos avec mon vélo et nous en faisons tout un lot avec différentes configurations. L’averse commence doucement mais les gens ici semblent habitués à cela et ils n’y prêtent guère attention. Après leur départ j’ai juste le temps d’enfiler le kway avant que l’averse ne devienne très forte.

Je repars sous la pluie mais elle ne dure pas. Deux kilomètres plus loin je retrouve un temps sec et même un peu de soleil.

Je double trois kilomètres de camions stationnés sur la route à l’entrée de Matnog. Je suppose qu’ils doivent tous prendre un bateau et qu’ils sont disciplinés. J’arrive à ma destination vers 12h45 et je commence par m’installer dans un restaurant. Je prends une soupe de légumes et viande à 20 Pisos plus une assiette de riz avec deux saucisses et un œuf poché à 50 Pisos. Voilà qui devrait me permettre de tenir pendant la traversée.

Je me dirige ensuite vers les guichets de vente de billets pour la traversée. Ils se trouvent à gauche du port et ne sont pas du tout indiqués. Je trouve deux cyclo-voyageurs philippins qui attendent l’ouverture d’un guichet. Ils font un parcours à peu près identique au mien mais ils visitent en plus une petite ile au nord de Mindoro et le nord de Palawan. Ils me disent de ne pas tenir compte des avertissements de dangerosité de ces iles qu’ils considèrent comme sûres. Pour l’instant je reste sur mon parcours prévu mais si je vois que je suis trop en avance je visiterai peut-être une ile du sud. Ils veulent prendre un billet pour San Isidro et ils me disent que le bateau part à 18h30 mais qu’il y en a un pour Allen à 17h30. Nous discutons un moment et lorsque le guichet ouvre ils se mettent dans la file. J’ai vu qu’il y avait des guichets d’autres compagnies et je fais un tour afin de vérifier s’il n’y aurait pas départ plus tôt. Je passe devant un guichet de la compagnie « starlite ferries » qui affiche un départ à 14h30. Je me renseigne. Le prix pour le passager est de 120 Pisos et c’est gratuit pour le vélo. Je prends donc mon billet ici et je rentre dans le port. Il faut payer une taxe portuaire de 30 Pisos et ensuite attendre que le bateau, qui vient juste d’arriver, débarque son chargement et embarque le suivant.

J’embarque finalement à 15h30. Je laisse mon vélo dans un petit recoin à côté de l’endroit où embarqueront les voitures. Deux matelots arrivent aussitôt pour l’arrimer. J’espère que je le retrouverai entier une fois arrivé à Allen.

Je monte au troisième étage. Tous les étages semblent identiques avec des couchettes sur lesquelles les gens s’installent. Je fais comme eux et je sors mon PC pour écrire ce texte. Je le termine à 16h54 et le bateau est encore à quai. L’arrivée à Allen risque d’être plus tardive que prévue.

 

J13B - mardi 22 janvier 2019 – Matnog (Luzon) – Allen (Samar) – traversée en ferry

Distance parcourue : 24,73 Km - Moyenne : 17,3 Km/h

Heure de départ : 17h47 - Heure d'arrivée : 19h11

https://www.bikemap.net/fr/r/4746929/#/z12/12.5427183,124.185515/google_roadmap

Le chargement du ferry est un peu long et il ne part pas à 14h30 mais à 17h47 soit plus de deux heures après l’embarquement des passagers piétons. Cette attente n’a rien de désagréable puisqu’il y a des couchettes pour les passagers. Beaucoup dorment depuis longtemps lorsque le bateau quitte le quai.

La traversée se passe bien et nous arrivons à Allen (port au nord de Samar Island) sous la pluie. Je reste avec les passagers piétons dont la plupart sont d’ailleurs des passagers de bus. Il y a en effet plusieurs bus dans le ferry et il est courant aux Philippines d’acheter un billet de bus qui inclus une ou plusieurs traversée. Les bus embarquent et débarquent sans leurs passagers et ils attendent sur un parking juste à côté du quai que tous les passagers aient rejoint leur place pour continuer leur route. Je descends au niveau de débarquement comme les autres piétons lorsque tous les véhicules ont débarqué. Mon vélo est toujours solidement amarré mais un matelot le libère rapidement et je peux reprendre ma route. Lorsque je quitte la partie abritée du bateau il pleut moins fort mais ça mouille quand même. Lors de la préparation du voyage j’avais repéré un hôtel à moins d’un kilomètre du port mais dès la sortie du bateau je vois une enseigne d’hôtel ouvert 24/24 avec un restaurant en dessous. Je me renseigne sur les prix. C’est un peu cher, la petite chambre avec ventilateur est à 550 Pisos pour 12 heures. Ce serait un prix convenable pour 24 heures mais comme il est déjà presque 20 heures les 12 heures suffiront et je n’ai pas trop envie de me mouiller pour peut-être rien trouver de mieux. Le prix est quand même convenable et largement dans mon budget. Je peux monter mon vélo à la réception qui est au premier étage. Tout ceci est finalement convenable et je passerai cette première nuit à Samar ici.

Le parcours de demain me conduira à Calbayog après environ 76 kilomètres de parcours encore assez vallonné.

 

 

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