Philippines - Samar

J14 - mercredi 23 janvier 2019 - Allen - Calbayog

Distance parcourue : 73,46 Km - Moyenne : 14,36 Km/h

Dénivelé montant : 627 m - Pente montante Maxi : 9 %

Dénivelé descendant : 628 m - Pente descendante Maxi : 7 %

Altitude départ : 4 m - Altitude arrivée : 3 m - Altitude Maxi : 93 m

Heure de réveil : 6h35 - Heure de départ : 7h37 - Heure d'arrivée : 14h30

https://www.bikemap.net/fr/r/4748161/#/z11/12.2851766,124.43742/google_roadmap

La nuit n’a pas été très bonne pour moi. L’hôtel avait des clients très bruyants et j’ai été réveillé régulièrement par des clients qui parlaient très fort, par des enfants qui jouaient dans le couloir ou par un Karaoké proche qui doit fonctionner toute la nuit. Je me réveille donc vers 6h30 sans avoir l’impression d’avoir eu mon compte de sommeil. Ceci n’est pas bien grave je me rattraperai la nuit prochaine si je trouve un hôtel calme.

Il ne pleut pas lorsque je quitte l’hôtel vers 7h35. Je fais une pause repas en face d’un autre port à la sortie de la ville (il y a plusieurs ports à Allen).

Comme prévu le parcours est vallonné. C’est une succession de petites montées et descentes avec des pentes souvent à 5% ou plus. Ce n’est donc pas un parcours facile même s’il n’y a jamais de grandes montées. Le temps est tel que l’avait prévu la météo. C’est soleil et averses. Les averses sont fréquentes et parfois fortes. La température reste cependant entre 28°C quand il pleut et monte jusqu’à 34 °C lorsque le soleil veut bien se montrer. Pour ne rien arranger il y a des travaux d’élargissement de la route sur presque tout le parcours. Cela signifie beaucoup d’engins qui transportent des matériaux dont de la terre. La route est donc régulièrement boueuse ce qui n’est pas l’idéal lorsque l’on est en vélo.

Malgré ces petits inconvénients le parcours reste agréable. La route suit plus ou moins le bord de mer et il y a régulièrement de beaux points de vue. Je n’ai probablement pas tout vu car pendant les averses la visibilité était plutôt faible.

Sur les deux premiers tiers du parcours les maisons et les villages semblent très pauvres. Il y a beaucoup de gens occupés à extraire de la roche et à la casser en petits morceaux avec une masse ou une massette. Les petits pavés obtenus sont mis dans des sacs qui restent au bord de la route. J’ignore à quel usage ces pierres sont destinées. Ces groupes d’extracteurs et de casseurs de pierre m’ont souvent fait des signes d’encouragement avec le sourire mais je n’ai pas osé les prendre en photo au travail.

Il y a peu de restaurant sur le bord de cette route mais j’en trouve quand même un au kilomètre 30 environ. Il est le bienvenu car je commençais à avoir faim et je craignais de ne rien trouver à manger.

Les dix derniers kilomètres du parcours sont plus faciles. J’arrive à Calbayog vers 14 heures en même temps qu’une petite averse. Je fais une petite pause à l’abri pour essuyer mes lunettes et vérifier mon itinéraire. J’ai fait une trace qui passe devant plusieurs hôtels et en dernier devant celui qui serait, selon les commentaires, le moins cher. Ma trace préparée emprunte un sens unique mais il n’y a que des tricycles dans le bon sens de circulation alors je suis la trace en restant serré sur la droite de façon à ne pas gêner la circulation. J’arrive très vite devant un premier hôtel. Le bâtiment et l’escalier qui monte à la réception sont corrects et propres. L’hôtel « Almira Garden Hotel » propose des chambres avec un lit simple, ventilateur et salle de bain commune à 350 PHP. Je visite la chambre et les toilettes communes. La chambre est petite mais suffisante. Il y a une salle de bain homme et une salle de bain femme pour huit chambres mais lorsque je visite aucune des chambres « économiques » n’est encore réservée. Je n’aurai donc pas de problème pour prendre ma douche. Il y a le wifi mais je constaterai plus tard qu’il est très lent. Je peux garer mon vélo au bout du couloir qui dessert la chambre. Tout ceci me convient et je ne cherche pas ailleurs. Le garçon d’étage monte deux de mes quatre sacoches et le vélo. Il y a trois étages et cela m’arrange bien. Je lui donne un pourboire de 20 Pisos sans savoir si c’est suffisant ou trop ou même si c’est habituel ou non ici.

Demain je continue vers le sud en direction de Catbalogan, capitale de Samar, où j’arriverai après environ 75 kilomètres d’un parcours semblable à celui d’aujourd’hui. La météo devrait également être inchangée.

 

J15 - jeudi 24 janvier 2019 - Calbayog - Catbalogan

Distance parcourue : 71,62 Km - Moyenne : 15,21 Km/h

Dénivelé montant : 450 m - Pente montante Maxi : 8 %

Dénivelé descendant : 446 m - Pente descendante Maxi : 5 %

Altitude départ : 3 m - Altitude arrivée : 7 m - Altitude Maxi : 95 m

Heure de réveil : 6h30 - Heure de départ : 8h21 - Heure d'arrivée : 14h10

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Le ciel est en partie dégagé lorsque je me réveille ce matin vers 6h30. Il ne pleut pas et la route est sèche. Je traine un peu sur Internet et la descente des bagages et du vélo sur trois étages d’escaliers prend un peu plus de temps que d’habitude. Je quitte l’hôtel un peu tard à 8h21.

Je sors rapidement de la ville et je déjeune dans un petit restaurant au kilomètre 5 environ. La première moitié du parcours, jusqu’au kilomètre 38, est presque plate et le revêtement est le plus souvent bon. Le temps aussi est favorable. C’est un ciel couvert avec de belles éclaircies. Il ne pleut pas et la route est sèche. Ce sont de bonnes conditions pour rouler en vélo et cette première moitié de l’étape du jour est vite parcourue. Je fais quand même une deuxième pause restaurant au kilomètre 35 environ car les restaurants sont plus rares depuis que je suis sur Samar Island et je prends mes précautions.

Les montées commencent au kilomètre 39 et j’ai droit à trois averses entre le kilomètre 39 et le kilomètre 50. Je trouve les montées plus faciles et moins longues que celles d’hier. Elles sont en effet moins longues mais les pourcentages sont identiques. Cette impression de plus facile est peut-être due aux bonnes conditions de la première moitié du parcours qui ont préservé mes forces.

La pluie s’arrête au kilomètre 50 environ et le terrain devient plus facile. Il y a encore de petites montées avec des pourcentages entre 5 et 7% mais le revêtement est bon et elle se passe facilement.

Le parcours du jour a été agréable avec de belles vues sur l’océan et de beaux paysages de collines verdoyantes.

J’arrive à Catbalogan vers 13h30 sous un petit crachin pas gênant. Il est tôt et je prends le temps de faire le tour de tous les hôtels que j’avais sélectionnés lors de la préparation du voyage. Je passe en premier devant le « First Choice ». Il n’y a personne à la réception mais les prix sont affichés. La chambre la moins chère est à 500 PHP pour une personne avec ventilateur et toilettes communes. Je passe ensuite à l’hôtel « Rolet ». La chambre la moins chère est à 1180 PHP pour deux personnes avec climatisation (même prix pour une personne). Un autre hôtel non prévu, dont j’ai oublié le nom et qui ne figure pas sur les cartes Google, est sur mon chemin. La chambre la moins chère est à 1190 PHP mais la réceptionniste baisse le prix à 900 PHP parce que je suis seul. L’hôtel Casa Christina a belle allure et il propose des chambres avec ventilateur et salle de bains commune à 600 PHP. Pour avoir une salle de bains privée il faut passer aux chambres climatisées qui commencent à 800 PHP. Il n’y a pas de parking fermé et le gardien ne sait pas si je pourrai mettre mon vélo dans le couloir. Je termine par l’hôtel « GV » qui propose des chambres avec ventilateur et salle de bain privée avec douche froide à partir de 575 PHP. Je visite la chambre qui est au cinquième étage sans ascenseur. Elle est très correcte. Il y a le wifi accessible depuis la chambre et je peux laisser mon vélo dans un couloir derrière la réception. Tout ceci me convient et je m’installe ici pour cette nuit.

La trace préparée pour demain conduit à Tacloban sur Leyte Island et elle fait environ 108 km. Les iles de Samar et de Leyte sont reliées par un pont qui enjambe le détroit de San Juanico. La distance est un peu longue d’autant plus que le parcours semble encore vallonné avec deux fois 150 mètres de dénivelé, une fois 100 mètres et de nombreuses fois environ 50 mètres. Il ne semble y avoir que deux possibilités pour couper le parcours en deux. La première consiste à faire une première étape d’un peu moins de 50 kilomètres jusqu’à Kalbiga où il y a un seul hôtel. Ensuite le premier hébergement sur la route se trouve au kilomètre 95 environ juste après le pont San Juanico. Cela ne réduirait le parcours que d’une dizaine de kilomètres ce qui ne compense pas les inconvénients de faire étape en rase campagne. Ce n’est donc qu’une solution de secours en cas de passage du pont San Juanico en fin de journée.

 

J16 - vendredi 25 janvier 2019 – Catbalogan (Samar) – Tacloban (Leyte)

Distance parcourue : 106,94 Km - Moyenne : 15,65 Km/h

Dénivelé montant : 905 m - Pente montante Maxi : 12 %

Dénivelé descendant : 905 m - Pente descendante Maxi : 5 %

Altitude départ : 7 m - Altitude arrivée : 7 m - Altitude Maxi : 153 m

Heure de réveil : 6h30 - Heure de départ : 7h53 - Heure d'arrivée : 17h30

https://www.bikemap.net/fr/r/4749247/#/z10/11.5122873,124.97518/google_roadmap

Au kilomètre 50 du jour j’ai aussi franchi le kilomètre 1 000 depuis le départ de Manille le 10 janvier.

Le ciel est en partie dégagé lorsque je me réveille ce matin vers 6h30. Je traine un peu dans la chambre et je quitte l’hôtel à 7h53. Il doit être sur une bordure de la ville de Catbalogan car j’en sors après environ 300 mètres de parcours. C’est aussi dès la sortie de la ville que commence la première montée de la journée. La pente est à 9% au début mais elle diminue vite à 5 ou 6% et se termine au kilomètre 4 environ à l’altitude 140 mètres.

La descente se termine au kilomètre 10 environ et la montée suivante commence de suite pour se terminer au kilomètre 15 environ. Cette deuxième montée est assez facile. Ensuite c’est assez plat avec régulièrement des petites montées avec 20 à 40 mètres d’élévation et parfois de bons pourcentages.

A 10 heures sonnantes et au kilomètre 27 environ je subis ma première crevaison (roue arrière). J’enlève les sacoches arrière et je démonte la roue. Je l’inspecte de l’extérieur et l’origine et l’endroit de la crevaison sont évidents. Il y a un fils d’acier (armature de pneu de camion probablement) qui est planté dans le pneu. Je l’enlève et démonte le pneu juste assez pour faire sortir la chambre à air à l’endroit de la crevaison. Le trou est visible et j’ai un nécessaire de réparation dans une petite sacoche de cadre. Il est très rapidement accessible et la crevaison est vite réparée. Moins de 10 minutes plus tard la roue est remise en place.

Ce n’est pourtant pas la fin de mes soucis techniques du jour. Je n’ai pas mis de fixation rapide sur les roues. Ce sont des systèmes qui nécessitent une clé à 5 pans pour démonter et remonter les roues. Ce système rend le vol des roues plus difficile. Lorsque je resserre l’axe j’entends un petit bruit en fin de serrage et ensuite la clé tourne facilement. Je démonte l’axe et je m’aperçois que le filetage de l’écrou aluminium s’est arraché. J’avais envisagé de prendre des fixations de roues en pièces de rechange puis j’ai abandonné l’idée en pensant que le risque de problème avec ces axes était faible. J’aurai dû prendre au moins un écrou qui aurait pu être utilisé à l’avant ou à l’arrière.

Mais je ne l’ai pas fait alors maintenant il faut que je trouve une solution pour me dépanner. Je sors tous mes outils et pièces de rechange. J’ai des écrous M5 mais il faudrait une rondelle très large pour remplacer l’écrou d’origine. Je n’ai pas cette rondelle mais j’ai par contre une pince et un morceau de scie à métaux. En coupant l’écrou d’origine je peux garder la partie qui vient en appui sur le cadre et la patte de dérailleur. Cette partie fera office de rondelle et l’axe dépassera assez pour que je puisse y visser l’écrou.

Je me lance donc dans l’opération de sciage de l’écrou aluminium. La position et les outils ne sont pas optimums mais l’aluminium se découpe facilement et l’opération est finalement assez rapide. Je remonte le tout et la roue est correctement fixée. Il reste à remettre les sacoches et à reprendre la route. Pour l’instant je n’ai perdu « qu’une » heure. L’étape du jour est assez longue et je me serais bien passé de cet incident mais je peux encore espérer arriver à destination avant la nuit.

J’enfourche le vélo et j’essaie de changer de vitesse car j’étais descendu sur le petit pignon pour faciliter le démontage de la roue. Nouveau problème, les vitesses ne passent plus et la manette de changement de vitesse n’offre plus aucune résistance. C’est le signe d’un câble cassé. Je m’arrête à nouveau et en effet le câble est cassé à la sortie de la gaine au niveau du dérailleur arrière.

Sur ce coup j’ai été un peu négligeant car depuis deux jours les vitesses passaient mal mais je n’en ai pas cherché la cause. Je pense que le câble devait être sérieusement effiloché depuis deux jours. Il n’assurait donc plus une position régulière et c’est probablement pour cela que j’avais des problèmes de changement de vitesses. Le démontage de la roue et les manœuvres de dérailleurs que cela impose seront venu à bout des quelques brins de câble qui devaient rester.

Ceci n’est pas très grave car j’ai deux câbles de dérailleur en pièce de rechange. Je les ai vus en cherchant une solution pour la fixation de roue arrière. Je ressors donc les pièces de rechanges et les outils des sacoches. Le câble effiloché est un peu difficile à retirer de la gaine mais il sort quand même. J’ai pris soins de couper l’embout non compatible avec mon vélo (les câbles ont presque toujours un embout différent à chaque extrémité) avec une pince coupantes adaptée à cette opération à la maison. La petite pince coupante que j’emporte en voyage ne fait pas de coupe nette et effiloche toujours quelques brins ce qui rend difficile ensuite le passage du câble dans la gaine. Le câble coupé bien net avec une bonne pince coupante passe très facilement dans la gaine et je le coupe ensuite à longueur avec ma petite pince coupante.

Ce deuxième incident, que j’aurais pu éviter en recherchant la cause du mauvais changement de vitesses un jour où j’avais le temps, m’aura encore fait perdre 15 minutes.

Je reprends la route en limitant les arrêts aux pauses repas indispensables. Dommage car je passe devant un combat de coqs sans m’y arrêter et je rate aussi quelques photos d’étals de légumes et de fruits.

La deuxième « grosse » montée du jour se termine au kilomètre 57 environ et à 153 mètres d’altitude. Le reste du parcours est plutôt facile et roulant.

Je fais deux rapides arrêts photos en traversant le pont qui relie l’ile de Samar et celle de Leyte en enjambant le détroit de San Juanico.

Peu après la sortie du pont je me retrouve en agglomération avec une circulation assez dense. La vitesse moyenne est donc plutôt faible sur les dix derniers kilomètres.

Pour éviter d’avoir à sortir diner ce soir j’achète un repas à emporter et des fruits avant d’arriver dans la zone des hôtels.

Je visite trois premiers hôtels qui sont tous un peu chers à environ 900 Pisos la chambre. L’hôtel « Welcome House Pensione » a des chambres avec ventilateur à 400 Pisos mais elles sont toutes réservées pour cette nuit. Il ne lui reste également que des chambres à 900 Pisos. L’hôtel GV (même chaine que celui d’hier) propose des chambres single avec climatiseur et douche froide à 625 Pisos. Il n’y a pas le wifi dans les chambres mais il y a par contre un ascenseur. Le prix est correct et je ne cherche pas plus. Je voulais réserver deux nuits mais la réceptionniste me dit de repasser à la réception demain matin pour prolonger et payer la deuxième nuit. Ceci n’est pas très commode car il faudra encore probablement que j’attende mon tour demain matin. Mon vélo restera à l’extérieur mais à l’abri devant l’hôtel en face de la réception. Le gardien m’a indiqué un emplacement en me demandant de l’attacher à une barrière.

Le ciel a été plutôt couvert encore aujourd’hui mais je n’ai pas eu de pluie et la route a toujours été sèche.

Demain ce sera une journée de repos et visite de Tacloban et Palo (environ 30 km sans chargement).

 

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